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08/03/2020 17:08 EDT

Des responsables de garderies en milieu familial votent une vaste grève

Les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ, ont appuyé dans une proportion de 97,5 % le déclenchement d’une grève à compter du 1er avril.

Jill Lehmann Photography via Getty Images

MONTRÉAL — Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial qui sont syndiquées auprès de la CSQ se sont prononcées dimanche en faveur d’une grève générale illimitée qui toucherait l’ensemble des régions du Québec.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ, rapporte que ses membres ont appuyé dans une proportion de 97,5 % le déclenchement d’une grève à compter du 1er avril.

Selon ses calculs, quelque 60 000 familles seront touchées par ses moyens de pression, qui comprennent déjà des ouvertures tardives des services de garde les vendredis.

Dans un communiqué, la FIPEQ a tenu à assurer les parents qu’elle «souhaite en venir une entente avant le début des prochaines grèves» et les a invités à exercer des pressions sur le gouvernement.

La rémunération constitue le principal point en litige dans les négociations entre la FIPEQ-CSQ et le ministère de la Famille.

Les responsables de services éducatifs ne sont pas rémunérées à l’heure; elles touchent plutôt une subvention du ministère pour dispenser le service à leur domicile. Elles ont fait estimer leur rémunération à partir du montant de la subvention et leurs heures de travail et autres dépenses.

La FIPEQ en conclut qu’elles touchent 12,42 $ l’heure et revendique l’équivalent d’un salaire horaire de 16,75 $.

Le syndicat demande également une reconnaissance «au même titre que les intervenantes en CPE» et la possibilité d’accueillir plus d’un enfant ayant des besoins particuliers, entre autres.

Les travailleuses syndiquées étaient réunies en assemblée générale dans une quinzaine de points de rencontre à travers la province.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux en matinée, la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon, a tenu à marquer le coup de la Journée internationale des droits des femmes.

«Nous, comme intervenantes, que ce soit en milieu familial ou en CPE, on s’est toujours battues pour offrir des services de qualité. Que ce soit au tout début lors de la création des garderies ou maintenant, pour améliorer nos conditions de travail, a-t-elle lancé. Encore en 2020, on doit se battre pour une équité salariale, une reconnaissance de nos droits.»

La FIPEQ-CSQ indique que 99 % de ses membres sont des femmes.

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