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08/06/2020 16:04 EDT | Actualisé 08/06/2020 18:45 EDT

Les restaurants pourront ouvrir le 15 juin (mais Montréal attendra un peu)

Des rassemblements intérieurs seront aussi permis, sous conditions.

Gpointstudio via Getty Images

C’est le temps de faire vos réservations: les restaurants vont pouvoir rouvrir leurs portes et accueillir des clients à compter du 15 juin dans toutes les régions du Québec et du 22 juin dans le Grand Montréal.

Ceux qui fréquentent les bars devront quant à eux patienter encore, car il n’y a pas de déconfinement en vue à court terme de ce côté, même si les propriétaires de bars crient à l’injustice.

Après trois mois d’arrêt, les restaurants pourront donc reprendre vie, tant dans les salles à manger intérieures que sur les terrasses.

Sauf que l’ambiance ne sera plus ce qu’elle était, car les mesures de distanciation de deux mètres et des mesures sanitaires strictes devront s’appliquer.

Par ailleurs, les rassemblements d’un maximum de 10 personnes à l’intérieur des résidences sont désormais permis, encore là dans la mesure où les consignes sanitaires et de distanciation sont respectées.

L’annonce a été faite lundi, en conférence de presse, par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, André Lamontagne, et le ministre du Travail, Jean Boulet, accompagnés du conseiller stratégique du gouvernement en matière de santé publique, le Dr Richard Massé.

Par la même occasion, Québec assouplit les règles reliées à la consommation d’alcool au resto, à l’intérieur comme à l’extérieur: il sera permis de boire de l’alcool sans nécessairement manger.
 

L’annonce en vidéo:

Les ministres ont cependant eu de la difficulté à justifier pourquoi on pourra bientôt prendre un verre de vin sur une terrasse de resto, mais qu’il demeurera interdit de prendre le même verre de vin dans le bar situé juste en face.

Le ministre Boulet a dit aux tenanciers de bars: “soyez patients”. L’ouverture des bars se fera “en temps opportun”, a-t-il dit, sans vouloir envisager aucune date.

C’est que la consommation d’alcool est “plus à risque” dans un bar, a renchéri le Dr Massé, expliquant en substance que les règles de distanciation peuvent rapidement s’évaporer dans les plaisirs éthyliques favorisant les rapprochements.

Les règles à suivre

  • Le nombre de clients accueillis en même temps sera laissé à la discrétion des restaurateurs.

  • Mais Québec demande de faire respecter la distance de deux mètres entre les clients, sauf s’ils habitent la même adresse.

  • Le port du masque sera recommandé. En cuisine, le personnel devra obligatoirement porter l’équipement de protection (masque, protection oculaire), si la distance de deux mètres est impossible à observer.

  • Lorsque des clients quitteront les lieux, les chaises et les tables devront être désinfectées.
  • On suggère également d’inscrire le menu sur des ardoises ou des écrans afin de ne pas avoir à tenir des menus en mains propres.

  • Québec veut également favoriser l’aménagement de terrasses extérieures plus grandes afin d’accueillir plus de clients à bonne distance.

Le ministre Lamontagne a rappelé que l’an dernier la restauration avait représenté des ventes de 14 milliards $ au Québec, procurant un emploi à 240 000 personnes.

Pour ce qui est des rassemblements intérieurs, on demande que les gens proviennent d’un maximum de trois foyers. Les visiteurs doivent aussi maintenir la distance de deux mètres entre eux.

Les personnes qui fréquentent les buffets ne pourront pas se servir elles-mêmes. Le personnel de l’établissement devra s’en charger.

Les aires de restauration installées dans les centres commerciaux pourront elles aussi recommencer à servir leurs clients.

Pour les aider à assimiler toutes les consignes à observer, les restaurateurs pourront compter sur un guide préparé à leur intention par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Une équipe de 1000 inspecteurs de la CNESST va s’assurer du respect des nouvelles normes sanitaires dans les restaurants, a indiqué le ministre Boulet.

“Ultimement, les forces policières peuvent être appelées à intervenir, mais, encore une fois, ce n’est vraiment pas ce que nous souhaitons”, a-t-il commenté, disant préférer “l’accompagnement” à “la coercition”.