POLITIQUE
16/06/2020 10:42 EDT | Actualisé 16/06/2020 13:12 EDT

Toutes les écoles accueilleront des élèves à la prochaine rentrée scolaire

Une rentrée à temps plein, avec des «bulles».

Jacques Boissinot/La Presse canadienne (photo d'archives)
Le retour à l'école pour les élèves du primaire a eu lieu le 11 mai dernier.

Québec a confirmé mardi l’information qui circulait déjà, à savoir que la rentrée scolaire se fera en septembre, selon les ratios habituels, jusqu’en 3e année du secondaire inclusivement.

“La fréquentation scolaire pour l’automne redevient obligatoire, de 6 à 16 ans. À moins d’avoir une condition médicale très particulière, les enfants devront se présenter à l’école”, a rappelé le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, en conférence de presse à Montréal.

Cette rentrée post-crise du coronavirus se fera cependant sous une forme différente dans les classes proprement dites, soit en s’inspirant de “bulles”, de sous-groupes.

Ainsi, les élèves seront regroupés par équipes d’au maximum six élèves, où il n’y aura “pas de distanciation requise”, a précisé le ministre Roberge.

Cette “bulle” de six élèves, valide pour les élèves jusqu’en 3e année du secondaire, “c’est comme nos frères et soeurs”, a illustré le ministre.

Ensuite, le reste de la classe sera considéré “comme une famille élargie”. 

On reste ensemble, on reste dans notre local, on reste en équipe. Ça veut dire que ce sont les professeurs qui changent de locaux, sauf exception.Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Les sous-groupes entre eux devront garder une distance d’un mètre dans la même classe.

Et entre les élèves et les enseignants, une distance de deux mètres est requise de manière générale. Il pourra y avoir exception, par exemple pour un élève du préscolaire qui a besoin d’être consolé, a illustré le ministre de l’Éducation.

Fin du secondaire

Pour les 4e et 5e années du secondaire, là où ce sera possible de le faire, on gardera les mêmes groupes, comme pour les plus jeunes.

Le ministre a souligné qu’il n’y aura “pas de mur à mur”, qu’il faudra être flexible, compte tenu de l’aménagement des lieux, du personnel disponible et autres données à soupeser.

Il se peut, donc, “qu’on doive permettre une formation hybride: ça veut dire du temps en classe et, parfois, du temps à la maison”, a-t-il prévenu.

Un minimum de présence a toutefois été établi: au moins un jour sur deux en classe, a insisté le ministre Roberge.

Il y aura des apprentissages en ligne et des travaux à faire à la maison pour compléter la formation des élèves qui se trouveront dans cette situation.

Cégep, université, formation professionnelle

Pour les étudiants de cégep, d’université et en formation professionnelle, les cours aussi recommenceront plus normalement dans les établissements.

“C’est 1,5 mètre de distanciation entre les étudiants et deux mètres avec le professeur”, a rappelé le ministre Roberge.

Après s’être entretenu avec les directions de ces établissements, le ministre s’est montré confiant. “On va avoir une fréquentation la plus grande possible de nos campus. On sait: la vie de campus, voir nos professeurs, voir nos amis étudiants, ça fait partie de l’expérience en enseignement supérieur. Tout le monde est mobilisé pour maximiser la présence sur les campus en respectant les mesures sanitaires et les mesures de distanciation.”

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