POLITIQUE
08/07/2019 16:28 EDT | Actualisé 09/07/2019 11:54 EDT

Réjean Hébert candidat à l'investiture libérale dans Longueuil-Saint-Hubert

Ce n’est pas gagné pour M. Hébert, puisque Éric Beaulieu a toujours l’intention de se porter candidat à l’investiture libérale dans cette même circonscription.

L’ancien ministre péquiste Réjean Hébert a confirmé mardi matin qu’il souhaite être candidat pour le Parti libéral de Justin Trudeau à la prochaine élection fédérale qui aura lieu en octobre.

Il en a fait l’annonce officielle dans un restaurant du Vieux-Longueuil, sur la Rive-Sud, entouré de son conjoint, de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

M. Hébert briguera l’investiture de la circonscription fédérale de Longueuil-Saint-Hubert. Un autre candidat potentiel pour le PLC est déjà à pied d’oeuvre sur le terrain. Il convient que le conseiller municipal Éric Beaulieu a une longueur d’avance, mais il a bon espoir de pouvoir rattraper le retard rapidement.

S’il est choisi comme candidat libéral, il devra affronter le député sortant, le néo-démocrate Pierre Nantel.

M. Hébert dit vouloir aller sur la scène politique fédérale pour défendre des dossiers en santé qui lui tiennent à coeur comme les soins à domicile et l’impact des changements climatiques sur la santé des citoyens.

Même si les soins de Santé sont principalement offerts à la population par les gouvernements provinciaux, M. Hébert croit que le fédéral peut jouer un rôle important en ayant le recul nécessaire pour amener les provinces à aborder les soins différemment.

De plus, il dit avoir tourné la page sur cette opposition “souverainiste-fédéraliste”.

On doit passer à autre chose, a-t-il lancé. “Les Québécois ne veulent pas de référendum . J’ai bien vu ça en 2014”, a-t-il fait remarquer. Il a été défait lors de ce scrutin alors qu’il représentait la circonscription provinciale de Saint-François, en Estrie.

Hébert, une «vedette» dans les médias?

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Beaulieu soutient qu’il fait campagne depuis février dernier en vue de l’investiture libérale et qu’il a déjà récolté “quelques centaines” de nouveaux membres libéraux.

“Je suis quelqu’un de local, je suis quelqu’un de Longueuil, je connais ce qu’on a besoin en matière d’infrastructures pour les citoyens de Longueuil-Saint-Hubert”, fait valoir M. Beaulieu, qui vante sa connaissance des nombreux organismes communautaires et des groupes d’affaires de la Rive-Sud de Montréal.

À son avis, M. Hébert est une “vedette” dans les médias, mais n’est pas très connu sur le terrain.

Le conseiller municipal ajoute que les instances libérales, pour leur part, n’ont “pas du tout” tenté de le dissuader de laisser sa place à M. Hébert pour qu’il devienne le candidat libéral par acclamation.

Il n’y a toujours pas de date pour l’investiture libérale dans Longueuil-Saint-Hubert.

Député de 2012 à 2014, M. Hébert avait été ministre de la Santé sous la première ministre Pauline Marois.

Il est d’avis que le Parti libéral du Canada a innové avec des mesures bénéfiques comme l’allocation canadienne pour enfants qui a diminué la pauvreté et le supplément de revenu garanti pour les aînés. Selon lui, le Parti libéral peut contrer le conservatisme : “il ne faut pas retourner aux années Harper”, a-t-il dit.

Le médecin est actuellement doyen de l’École de Santé publique de l’Université de Montréal.

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