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20/08/2019 17:28 EDT

Un réfugié somalien, arrivé au Canada à l'âge de dix ans, risque l'expulsion

Souffrant de problèmes de toxicomanie, il a eu des démêlés avec la justice et risque maintenant l'expulsion.

La Presse Canadienne
Les partisans d’Abdilahi Elmi chantent dans le bureau de circonscription du député Andy Fillmore, qui prône la suspension de l'expulsion d'Abdilahi Elmi en Somalie.

HALIFAX — Des militants pour les droits des réfugiés ont lancé un appel de dernière minute en faveur d’un homme d’Edmonton menacé d’expulsion vers la Somalie à cause de son casier judiciaire. Ils soutiennent que le cas de cet ancien enfant réfugié est similaire à celui d’un homme de la Nouvelle-Écosse qui avait finalement été autorisé à demeurer au Canada.

Des partisans d’Abdilahi Elmi, âgé de 34 ans, ont rappelé qu’il avait fui la Somalie alors qu’il n’avait que 10 ans et qu’il avait ensuite été placé dans une famille d’accueil en Ontario. Or, le militant El Jones, de Halifax, a soutenu mardi que le gouvernement ontarien avait omis de remplir les documents qui auraient permis à M. Elmi d’obtenir le statut de résident permanent alors qu’il était pris en charge par l’État.

M. Elmi a maintenant un long casier judiciaire, qui comprend des accusations de voies de fait. Pour cette raison, l’Agence des services frontaliers du Canada a décidé le 26 juin qu’il devrait être déporté à Kismayo, en Somalie, vers la fin du mois d’août.

M. Jones soutient toutefois que le gouvernement fédéral devrait réexaminer ce dossier, qui est similaire à celui d’Abdoul Abdi, un autre enfant réfugié somalien. En juillet 2018, M. Abdi avait été autorisé à rester au Canada lorsqu’une juge de la Cour fédérale à Halifax a annulé la décision de renvoyer son dossier à une audience d’expulsion.

Quant à M. Elmi, ses partisans soutiennent qu’il devrait également bénéficier d’un sursis, car il risque une “mort certaine” en Somalie, où il n’a pas de parents et ne comprend pas la langue. Arrivé au Canada en 1994 à l’âge de 10 ans, il avait obtenu le statut de réfugié, puis il a été placé en famille d’accueil à l’âge de 13 ans. Mais à 16 ans, il vivait dans la rue. Souffrant de problèmes de toxicomanie, il a eu des démêlés avec la justice.