POLITIQUE
05/06/2019 14:37 EDT

Un référendum pour trancher sur la réforme du mode de scrutin?

François Legault envisage aussi une consultation populaire sur la question.

Mathieu Belanger / Reuters

QUÉBEC — Les élus caquistes sont partagés sur la réforme du mode de scrutin, pourtant un engagement du gouvernement Legault.

Certains s’inquiètent de la taille des futures circonscriptions ou réclament un référendum pour que la population puisse trancher. Le premier ministre François Legault envisage aussi une consultation populaire, alors qu’il l’écartait il y a quelques semaines. Le Parti québécois est favorable à un référendum, mais Québec solidaire est contre.

Rappelons que ces trois partis, Coalition avenir Québec (CAQ), PQ et QS, se sont engagés dans une entente commune il y a un an à remplacer le mode de scrutin uninominal à un tour par un mode proportionnel mixte: des députés seraient donc élus pour représenter un nombre plus réduit de circonscriptions, alors que d’autres seraient élus en proportion de l’appui que les différents partis politiques reçoivent, suivant des listes régionales.

Mercredi matin, avant d’entrer à la réunion de leur groupe parlementaire, des députés caquistes ont carrément refusé de s’exprimer ou ont été très évasifs.

En mêlée de presse, la députée de Roberval, Nancy Guillemette, a affirmé ne pas avoir entendu ses autres collègues manifester leur inquiétude de perdre leur circonscription, mais d’autres craintes ont été soulevées, quant à la taille des circonscriptions fusionnées.

«Quand on a des grandes circonscriptions, c’est sûr que le service à la population peut être amoindri. Mais en ayant deux députés, un de circonscription et un autre issu de la liste, probablement que ça compensera. On verra dans le processus.»

Elle estime que c’est un «gros enjeu» et elle souhaite que la population se prononce par référendum.

Sa collègue, la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, a laissé entendre que cet engagement électoral caquiste ne suscitait aucun intérêt dans sa circonscription.

«Ce n’est pas notre sujet prioritaire, donc sur le terrain, on n’en entend pas parler pour l’instant. Ce n’est pas une priorité pour les gens de la Mauricie», a-t-elle dit, refusant de commenter davantage.