Vivre

L'immaturité souvent confondue avec un TDAH?

Une sociologue présentait les grandes lignes de sa recherche à l'Assemblée nationale mercredi.

Les plus jeunes élèves dans une classe sont ceux qui reçoivent le plus souvent un diagnostic du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), selon une chercheuse.

Ce sont aussi ceux qui consomment le plus de médicaments, affirme la sociologue Marie-Christine Brault, professeure à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Mme Brault était à l’Assemblée nationale, mercredi, pour présenter les grandes lignes de sa recherche comparative entre le Québec et la Flandre sur les diagnostics reliés au TDAH. Une commission parlementaire se penche sur cet enjeu jusqu’à vendredi.

La sociologue en vient à la conclusion notamment que l’immaturité développementale est souvent confondue avec le TDAH.

Selon Mme Brault, l’école québécoise met de la pression pour obtenir un diagnostic pour les enfants agités éprouvant des problèmes d’attention.
Selon Mme Brault, l’école québécoise met de la pression pour obtenir un diagnostic pour les enfants agités éprouvant des problèmes d’attention.

Près de 15 pour cent des jeunes Québécois de 10 à 17 ans se feraient prescrire des psychostimulants, soit une proportion beaucoup plus importante que partout ailleurs au pays.

Selon Mme Brault, l’école québécoise met de la pression pour obtenir un diagnostic pour les enfants agités éprouvant des problèmes d’attention.

Les enseignants vantent souvent les bienfaits de la médication et se permettent même d’administrer des doses, s’est-elle étonnée.

Elle signale qu’en Flandre, la médication est recommandée en tout dernier recours.

À VOIR AUSSI: Le cerveau des jeunes enfants pourrait être modifié par les écrans