NOUVELLES
23/01/2021 10:10 EST | Actualisé 23/01/2021 17:15 EST

Trois rassemblements illégaux en 24 h dans le quartier Outremont à Montréal

Le Service de police de la Ville de Montréal a entre autres rapporté avoir été appelé samedi matin, vers 9 h 30, pour se rendre à un «lieu de culte» situé sur la rue Hutchison, près de la rue Saint-Viateur.

THE CANADIAN PRESS IMAGES/Mario Beauregard
C’est un appel au 911 qui a alerté le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) du rassemblement en question, vers 17 h 15 vendredi, à l’intérieur d’un édifice situé sur la rue Durocher, près de l’avenue Lajoie.  (photo d'archive)

MONTRÉAL — Pour la troisième fois en moins de 24 heures, les policiers de Montréal ont dû intervenir samedi matin pour mettre fin à d’importants rassemblements illégaux dans des synagogues de l’arrondissement Outremont.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a rapporté avoir été appelé samedi matin, vers 9 h 30, pour se rendre à un «lieu de culte» situé sur la rue Hutchison, près de la rue Saint-Viateur.

Les policiers ont constaté que «plusieurs dizaines» de personnes se trouvaient à l’intérieur, a précisé l’agente Véronique Comtois, une porte-parole du SPVM.

Un rapport d’infraction général a été rédigé et il sera remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin que les procureurs déterminent si des constats d’infraction devront être donnés.

«Les personnes qui étaient présentes ont été identifiées», a mentionné l’agente Comtois. Une personne a aussi été arrêtée pour entrave au travail des policiers.

Les policiers se sont également rendus dans une synagogue, située non loin, sur la rue Durocher, près de l’avenue Lajoie vers 11 h 45. Il s’agit du même endroit où s’étaient rassemblées quelques dizaines de personnes la veille.

«À l’intérieur, ils ont constaté qu’il y avait plus de 10 personnes dans l’établissement, donc un autre rapport d’infraction général a été rédigé pour cet événement-là», a dit l’agente Comtois.

Plusieurs juifs hassidiques qui observaient la synagogue du coin de la rue ont, malgré quelques réticences, accepté de discuter avec un représentant de La Presse Canadienne, en début d’après-midi. Tous ont refusé d’être enregistrés lorsqu’ils répondent aux questions, expliquant que ça leur est interdit en raison du shabbat, soit le jour de repos qui tombe le samedi, au septième jour de la semaine juive.

La synagogue a été divisée en «salles séparées» pouvant accueillir «un maximum de dix personnes», a raconté en anglais un jeune juif hassidique, avant de se faire dire en hébreu par un homme plus âgé de ne pas répondre aux questions des journalistes. «Il y a plein de salles», a insisté un autre juif hassidique.

En vertu d’un arrêté ministériel de jeudi, un maximum de 10 personnes peuvent «faire partie de l’assistance» d’un lieu de culte.

Immédiatement près qu’un passant eut lancé à un groupe de juifs hassidiques qu’il les appuie et qu’«ils» se comportent en nazi, l’homme visiblement le plus âgé du groupe a déclaré que «toutes les règles» de la santé publique sont suivies.

C’est un appel au 911 qui avait alerté les policiers du rassemblement de vendredi en fin d’après-midi. À l’arrivée des policiers, les gens quittaient bruyamment les lieux, par dizaines.

«Les agents ont été en mesure de constater que des infractions ont été commises en lien avec le décret gouvernemental sur l’ordonnance des mesures sanitaires. C’est en soutien à la santé publique que le SPVM est intervenu auprès de contrevenants», a indiqué Julien Lévesque, porte-parole du SPVM.

«Malheureusement, une majorité de ces contrevenants ont décidé de quitter les lieux en fonçant physiquement sur les agents de police», a précisé l’agent Lévesque.

«Quatre policiers ont été victimes de voies de fait. Un rapport d’infraction général a été rédigé par les policiers et sera transmis au DPCP.»

Les policiers n’ont pas été blessés, a toutefois précisé le porte-parole du SPVM.

Malgré la tournure des évènements, seulement trois constats d’infraction ont été distribués, plus tard en soirée, aux abords de l’établissement, pour le non-respect du couvre-feu en vigueur au Québec, une mesure qui s’inscrit dans la lutte à la pandémie de COVID-19.

À VOIR AUSSI: Ventilation: la cadence des tests doit augmenter