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07/10/2020 13:04 EDT

Le réseau complotiste Radio-Québec banni par Facebook

Son leader Alexis Cossette-Trudel est un adepte notoire du mouvement QAnon.

Capture d'écran YouTube/Alexis Cossette-Trudel
Alexis Cossette-Trudel

Facebook s’attaque à la montée des théories complotistes au Québec en interdisant des groupes et des pages associées à la mouvance QAnon, dont la page Radio-Québec d’Alexis Cossette-Trudel.

«Nous retirons maintenant les pages, groupes et comptes Instagram représentant QAnon, incluant Radio-Québec», a confirmé au HuffPost Québec une porte-parole de Facebook, mercredi. «Il faudra toutefois du temps pour appliquer cette politique. Ce travail sera priorisé au cours des prochains jours et semaines.»

Facebook a aussi confirmé au HuffPost que le profil personnel de M. Cossette-Trudel avait été supprimé.

Le réseau social annonçait mardi une nouvelle offensive visant à «perturber la capacité de QAnon et de mouvements sociaux militarisés d’opérer et de s’organiser sur la plateforme». À partir de maintenant, les groupes, pages ou comptes Instagram représentant QAnon seront supprimés, même si le contenu qu’ils diffusent ne contient pas d’appel à la violence, a expliqué la compagnie dans un communiqué.

«Il s’agit d’une mise à jour d’une politique annoncée en août visant à supprimer les pages, groupes et comptes Instagram associés à QAnon lorsqu’ils évoquaient de la violence potentielle, tout en imposant une série de restrictions pour restreindre la portée d’autres contenus associés avec le mouvement», a écrit Facebook.

La page de Radio-Québec, qui répandait des théories mensongères à propos de la COVID-19 et vantait le mouvement conspirationniste QAnon comptait plus de 77 000 abonnés.

Capture d'écran/Facebook
Facebook a aussi supprimé le profil personnel de M. Cossette-Trudel.

Avant que la page soit bannie, plusieurs contenus de Radio-Québec avaient déjà été bannis, car ils ne respectaient pas les politiques de Facebook concernant la désinformation dangereuse en lien avec la COVID-19.

Entre avril et juin, la plateforme affirme avoir supprimé plus de sept millions de contenus diffusant de fausses informations dangereuses en lien avec la pandémie. La compagnie mentionne notamment les publications qui font la promotion de faux remèdes contre le coronavirus qui sont considérés comme dangereux par l’Agence canadienne de santé publique, les Centres américains de prévention et de contrôle des infections (CDC) ou d’autres experts en santé.