DIVERTISSEMENT
08/07/2019 19:23 EDT

Questionné par l'avocat de Spacey, son accusateur refuse de témoigner

Le refus de l’homme a amené le juge à s’interroger sur la viabilité de la poursuite contre l’acteur oscarisé.

KGC-11/STAR MAX/IPx
Photo d'archives de Kevin Spacey

L’homme qui accuse Kevin Spacey de lui avoir fait des attouchements dans un bar du Massachusetts en 2016 a refusé de témoigner, lundi, alors qu’il était interrogé par l’avocat de l’acteur sur des textos qui, selon la défense, auraient été supprimés.

Le refus de l’homme de témoigner a amené le juge à s’interroger sur la viabilité de la poursuite contre l’acteur oscarisé.

Le plaignant devait témoigner puisqu’il n’avait pas remis à la défense le téléphone qu’il avait utilisé ce soir-là, plaidant qu’il l’avait perdu.

La défense accuse l’homme d’avoir effacé des messages sur son téléphone qui confirmeraient l’innocence de Spacey, et d’avoir présenté à la police des captures d’écran manipulées.

Le plaignant, qui s’exprimait publiquement pour la première fois, a expliqué qu’il avait donné à la police ce qui était «disponible» pour lui «à ce moment-là», et a assuré qu’il n’avait rien manipulé.

Les avocats de l’acteur lui ont ensuite demandé s’il savait que la manipulation de la preuve était un crime, après quoi l’homme a invoqué le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis, qui protège le droit d’une personne à ne pas témoigner contre elle-même.

Affaire classée?

L’avocat de Kevin Spacey a exhorté le juge à rejeter la poursuite, estimant qu’elle était «complètement compromise».

Le juge a reconnu que les procureurs auraient du mal à faire valoir leur cause si l’homme ne témoignait pas.

«L’affaire pourrait bien être classée pour les raisons indiquées. Cela n’arrivera pas aujourd’hui», a déclaré le juge Thomas Barrett.

L’avocat du plaignant, Mitchell Garabedian, a affirmé que le téléphone en question était introuvable. Son client et lui ont toutefois été en mesure d’obtenir une copie du contenu qui avait été sauvegardé dans un ordinateur.

L’Associated Press ne nomme généralement pas les personnes qui se disent victimes d’agression sexuelle, sauf si elles s’identifient publiquement.

À VOIR AUSSI: