Sondage: les Québécois plus enclins à se faire vacciner et à relâcher les mesures

73 % des Québécois répondent «oui» lorsqu’on leur demande s’ils ont l’intention de se faire vacciner.

OTTAWA — Les Québécois sont plus nombreux à vouloir se faire vacciner contre la COVID-19 que le reste du Canada, selon un sondage publié mardi. Mais ils sont aussi plus nombreux à penser que les mesures sanitaires seront abandonnées une fois qu’un remède ou un vaccin sera largement disponible au pays.

Près des trois quarts des Québécois (73 %) répondent «oui» lorsqu’on leur demande s’ils ont l’intention de se faire vacciner lorsqu’un vaccin aura été approuvé par Santé Canada. C’est un peu plus élevé que la moyenne canadienne, qui se situe à 69 %, dévoile un sondage mené conjointement par la firme Léger et l’Association d’études canadiennes.

Les Québécois sont aussi plus nombreux (48 %) que la moyenne canadienne (42 %) à penser que le vaccin devra être obligatoire pour tout le monde. Environ la moitié de la population, peu importe où l’on réside au pays, pense qu’il devrait être administré sur une base volontaire.

Ces résultats surviennent quelques jours après que Pfizer eut annoncé qu’un vaccin pourrait être prêt au printemps 2021. Là encore, les Québécois se démarquent par leur enthousiasme, puisque 61 % seraient prêts à recevoir les deux doses du vaccin sur une période de deux semaines. En comparaison, 56 % des Canadiens sont prêts à faire de même.

«D’un bout à l’autre du sondage sur le vaccin, les Québécois sont toujours plus optimistes, plus portés à vouloir le prendre», analyse Christian Bourque, vice-président exécutif et associé chez Léger.

Ils ne sont cependant pas plus favorables aux vaccins, de manière générale. Au Québec et ailleurs, 9 % des répondants estiment que les vaccins sont «dangereux» et ne devraient pas être distribués. Ils sont 12 % à avoir répondu «je ne sais pas» à cette même question.

Le sondage Léger révèle également que les Québécois sont plus nombreux à vouloir revenir à la vie d’avant, sans masques ni distanciation sociale.

Ils sont plus du tiers, soit 37 % des répondants québécois, à s’attendre à ce que les mesures sanitaires actuelles soient abandonnées, une fois qu’un vaccin ou un remède contre la COVID-19 deviendra largement disponible au Canada. Il s’agit de 12 points de plus que la moyenne canadienne, à 25 %.

«On a tendance à faire preuve d’un certain relâchement à ce niveau-là», note M. Bourque, qui ajoute que c’est une tendance qui se confirme d’un sondage à l’autre depuis l’automne.

La majorité des répondants au sondage croit que ces mesures sont là pour rester. La plus forte proportion est en Ontario, avec 72 % des répondants. De l’autre côté de la rivière des Outaouais, cette proportion diminue à 53 %, la plus basse au pays. La moyenne canadienne est de 63 %.

Le sondage auquel 1522 Canadiens ont répondu en ligne du 13 au 15 novembre a utilisé un échantillon non probabiliste. Il est donc impossible de calculer une marge d’erreur.