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14/06/2019 16:34 EDT | Actualisé 14/06/2019 16:34 EDT

Québec veut dresser un portrait de l'exploitation sexuelle des mineurs

Cette commission spéciale mènera à un rapport qui devra être déposé à l'automne 2020.

Carol Yepes via Getty Images

En fin de session, les parlementaires ont finalement convenu de créer une Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs.

Cette commission aura comme rôle de dresser un portrait de l’exploitation sexuelle des mineurs au Québec, y compris les conséquences sur le passage à l’âge adulte.

La commission tiendra des consultations particulières, pourra même entendre des témoins à huis clos, recourir à la vidéoconférence et se déplacer à l’extérieur des édifices de l’Assemblée nationale, précise la motion qui a été adoptée. Ses membres pourront aussi suivre une formation à ce sujet.

Son rapport devra être déposé avant l’ajournement des travaux, à l’automne 2020.

Dans un communiqué, le député caquiste de Vachon, Ian Lafrenière, un ancien policier, a salué la création de la commission spéciale, en promettant qu’elle se déroulera dans un climat non partisan.

«Dans mon ancienne vie, j’ai été en mesure de constater l’ampleur du fléau qu’est l’exploitation sexuelle des mineurs. J’ai été en contact avec des victimes et leurs proches. Je leur avais fait la promesse de ne jamais les oublier. Cette commission spéciale se veut une occasion pour les parlementaires de tous les horizons de discuter en profondeur de ce phénomène, afin de trouver les meilleures solutions pour le contrer et le prévenir.»

Encore récemment, la criminologue Maria Mourani, qui s’intéresse à ces questions depuis des années, avait affirmé qu’il faudrait faire un véritable portrait de la prostitution des mineurs, puisque les statistiques fiables manquent.