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Québec recevra 700 000 doses de vaccins contre la COVID-19 d'ici la fin mars

Et le gouvernement québécois se dit ouvert à l'implantation d'un «passeport vaccinal digital» pour les Québécois vaccinés.
Christian Dubé
Christian Dubé

Le Québec recevra au courant du mois de mars 400 000 doses du vaccin de Pfizer et 300 000 doses du vaccin de Moderna, a annoncé jeudi Christian Dubé.

Le ministre de la Santé était très heureux de cette nouvelle, dans un contexte où le Québec a connu un ralentissement de la vaccination de la dernière semaine en raison des délais d’approvisionnement qui ont touché l’ensemble du Canada.

Les personnes qui ont déjà reçu une première dose de vaccin pourront recevoir la deuxième à compter du 15 mars, a confirmé Christian Dubé.

«On est très, très, très heureux du déroulement de la vaccination», a déclaré le ministre, faisant alors référence à la prise de rendez-vous chez les 85 ans et plus, qui a commencé en ligne et au téléphone jeudi.

À midi, plus de 70 000 rendez-vous avaient déjà été pris. Christian Dubé a reconnu que quelques problèmes techniques sont survenus, mais a assuré que les correctifs allaient être apportés rapidement.

Par exemple, des proches aidants, qui pourront se faire vacciner en même temps que l’aîné de plus de 85 ans qu’ils accompagnent, ne sont pas en mesure, pour l’instant, de prendre rendez-vous à la même date que leur proche.

Le ministre a toutefois assuré que lorsqu’ils se présenteront au rendez-vous, les deux pourront bel et bien se faire vacciner en même temps. Dès demain, le site du gouvernement devrait être ajusté à cet effet. «Sur place, les personnes vont être passées ensemble, même si le rendez-vous est prévu deux jours plus tard», a-t-il promis.

Des difficultés ont également été observées dans la prise de rendez-vous téléphonique, en raison d’un problème de bande passante, a expliqué M. Dubé, et cela s’expliquerait par un gros achalandage lors des deux premières heures de la prise de rendez-vous. «Si vous n’avez pas 85 ans, n’appelez pas tout de suite», a insisté le ministre.

Questionné sur l’ordre de priorité dans la vaccination, le Dr Horacio Arruda a expliqué que l’âge - et donc le risque de mourir si l’on contracte la COVID-19 - demeure le «facteur indépendant le plus déterminant». C’est pour cette raison que les personnes immunosupprimées ou atteintes d’un cancer, par exemple, ne passeront pas devant les personnes âgées.

Les variants persistent

Jeudi matin, on dénombrait 170 cas présomptifs supplémentaires associés à des variants, pour un total de de 772. Ces cas ont passé l’étape du criblage, mais devront être séquencés pour déterminer s’ils sont bel et bien associés à des variants.

Comme le nombre total demeure autour de 800 ces jours-ci, il faut rester prudent, ont prévenu Christian Dubé et le directeur national de santé publique Dr Horacio Arruda. Ainsi, il est encore trop tôt pour dire s’il pourra effectivement y avoir des assouplissements supplémentaires après la relâche scolaire.

«Quand on voit les risques associés à la semaine de relâche et aux nouveaux variants, je ne voudrais pas qu’on ait à reculer dans les prochaines semaines», a averti le ministre de la Santé.

Rien ne change toutefois quant aux permissions accordées dès vendredi, annoncées précédemment par le gouvernement. Ainsi, dès le 26 février, en zone rouge, les cinémas, piscines et arénas pourront rouvrir, et les activités extérieurs dans les lieux publics en groupe de maximum huit personnes pourront reprendre.

Un passeport vaccinal?

Le ministre Christian Dubé s’est dit ouvert à la mise en place d’un «passeport vaccinal digital». Une telle pratique est déjà préconisée par certains pays, et le gouvernement du Québec envisage cette possibilité.

Une fois vaccinés contre la COVID-19, les Québécois auraient donc en main ce document, comparable à une carte d’embarquement lorsqu’on prend l’avion, qui pourrait leur permettre de participer à des événements comme des spectacles, par exemple.

Christian Dubé a mentionné que des entreprises avaient déjà contacté son cabinet pour montrer leur intérêt à développer une telle technologie.

Gabriel Nadeau-Dubois de Québec Solidaire n’a pas réagi très positivement aux propos du ministre.

«Je suis surpris de la grande légèreté avec laquelle le ministre de la Santé ouvre la porte d’un débat aussi sensible éthiquement. [...] Des questions sérieuses se posent sur l’accès au logement et sur le droit au travail, pour ne nommer que ces deux exemples. J’invite le gouvernement à la plus grande prudence.»

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