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10/01/2021 14:07 EST | Actualisé 11/01/2021 09:28 EST

Purificateurs d'air: la CSQ invite Roberge à ne pas exclure leur installation

«Nous, on ne peut pas se substituer à la santé publique, mais on demande au ministre de l’Éducation de ne pas écarter cette possibilité-là», a déclaré la présidente de la CSQ Sonia Éthier.

THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes
«Nous, on ne peut pas se substituer à la santé publique, mais on demande au ministre de l’Éducation de ne pas écarter cette possibilité-là», a déclaré la présidente de la CSQ Sonia Éthier.

MONTRÉAL — La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) invite le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à ne pas exclure la possibilité d’installer des purificateurs d’air dans les classes où la qualité de l’air ne serait pas jugée adéquate par le ministère.

La santé publique ne recommande pas d’installer ces appareils dans les classes pour éviter la contamination à la COVID-19 par aérosols, mais la CSQ n’a pas été satisfaite par les réponses offertes vendredi dernier en conférence de presse.

«Nous, on ne peut pas se substituer à la santé publique, mais on demande au ministre de l’Éducation de ne pas écarter cette possibilité-là», a déclaré la présidente de la CSQ Sonia Éthier, dimanche matin, en conférence de presse virtuelle.

«Les arguments qu’on nous a livrés à la conférence de presse ne nous ont pas convaincus que les purificateurs d’air ne seraient pas efficaces. Alors on demande au gouvernement de poursuivre sa réflexion.»

Le docteur Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, a expliqué vendredi que les purificateurs d’air, s’ils étaient mal installés, pourraient nuire, car ils rebrasseraient des gouttelettes dans l’air. Pour être efficaces, a-t-il ajouté, ces appareils doivent être dirigés vers ceux qui émettent des gouttelettes problématiques, ce qui est difficile à savoir dans une classe.

Or, selon Mme Éthier, le personnel de soutien dans les écoles est tout à fait habilité à bien installer les purificateurs d’air. Elle a par ailleurs rappelé que la santé publique recommandait de ne pas porter de masque au printemps, alors qu’il est maintenant incontournable dans les écoles. 

«On a eu raison d'insister auprès du gouvernement pour assurer la santé et la sécurité de tous», a plaidé Mme Éthier.

La CSQ compte par ailleurs suivre de près la campagne de vaccination pour s'assurer qu'elle se déroule bien. Les professionnels de la santé ont déjà commencé à se faire vacciner, et les professeurs et éducatrices commenceront probablement à recevoir des doses au printemps.

Même si certains professionnels de la santé semblent être réticents à se faire vacciner, la CSQ ne compte pas faire de campagne de sensibilisation auprès de ses membres, car il s'agit d'un «choix personnel», a soutenu Mme Éthier.

«Personnellement, je crois que le vaccin, c'est le seul moyen d'enrayer la pandémie», a-t-elle souligné.

«Je pense que les gens vont avoir l'occasion (...) de revoir leur position», a prédit Mme Éthier.

La centrale syndicale place aussi dans ses priorités l'enjeu des négociations dans le secteur public, qui font pratiquement du «surplace» depuis le printemps, a déploré Mme Éthier.

«La patience de nos membres a atteint sa limite. Ils sont en colère, et ils le démontrent par des votes de grève qui ont débuté en décembre», a-t-elle signalé.

Les parties ne s'entendent pas sur les conditions de travail et les conditions salariales.

«Le gouvernement a du chemin à faire», a-t-elle insisté, ajoutant que les syndicats avaient revu à la baisse leurs demandes salariales étant donné la situation économique précaire.

On devrait en savoir davantage sur les grèves en février, lorsque le Conseil général de négociation de la CSQ se réunira.

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