POLITIQUE
24/09/2019 13:17 EDT

Projets environnementaux: Singh ne donnerait des pouvoirs accrus qu'au Québec

Lors d’un point de presse mardi, M. Singh a soutenu qu’il n’est pas vrai que toutes les provinces auraient un droit de veto sur les grands projets d’infrastructures qui traversent leur territoire, comme des oléoducs.

Adrian Wyld/The Canadian Press via ASSOCIATED PRESS
Le chef du NPD Jagmeet Singh

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh est prêt à donner des pouvoirs accrus au Québec en matière d’évaluation environnementale, mais pas aux autres provinces.

Lors d’un point de presse à Winnipeg, mardi, M. Singh a soutenu qu’il n’est pas vrai que toutes les provinces auraient un droit de veto sur les grands projets d’infrastructures qui traversent leur territoire, comme des oléoducs, contrairement à ce qui a été rapporté par CBC.

Dans une entrevue diffusée à CBC lundi soir, M. Singh a été questionné à répétition sur sa position. Il a répété qu’il n’imposerait pas de grands projets aux provinces. Il n’a pas non plus réfuté le mot «veto» utilisé par la journaliste.

Mardi, il a tenu à rectifier le tir.

«Ça a été rapporté de cette manière. Mais ce n’est pas ce que j’ai dit, a-t-il affirmé. (...) Je n’imposerais pas des pipelines. Je crois qu’il faut travailler avec les provinces, travailler avec les peuples autochtones et s’assurer qu’on va de l’avant dans un esprit collaboratif.»

À son avis, les grands projets d’infrastructures qui seront proposés devront réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), respecter les droits des peuples autochtones et créer des emplois. Si ces trois critères ne sont pas respectés, les projets ne pourront pas aller de l’avant, a précisé M. Singh.

Dans leur plateforme spécifique au Québec, les néo-démocrates indiquent que Québec aurait le dernier mot pour évaluer l’impact environnemental de projets d’infrastructures majeurs.

Le Québec est différent et on donne une considération différente au Québec, absolument. Et j’en suis fier. Ça fait partie du principe de fédéralisme asymétrique, qui reconnaît la nature unique du Québec.Jagmeet Singh

À quelques jours de la grande marche sur le climat, le chef néo-démocrate est revenu sur quelques-uns de ses engagements ambitieux de sa plateforme verte au coût de 15 milliards de dollars.

M. Singh a promis d’investir «agressivement et audacieusement» en transports en commun. Il fait de son électrification une priorité d’ici 2030, un chantier qui créera de nombreux emplois, selon lui.

Il souhaite aussi créer une Banque canadienne du climat afin d’accélérer l’adoption des énergies propres à travers le pays.

Finalement, il promet d’inclure les peuples autochtones comme «partenaires à part entière et égaux» dans la prise de décisions pour lutter contre la crise climatique.

Le NPD pense que ces mesures aideront à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. M. Singh n’a pas spécifié comment cela se traduirait en termes de diminution des gaz à effet de serre au pays.

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