POLITIQUE
05/02/2020 14:21 EST | Actualisé 05/02/2020 14:22 EST

Un projet de loi pourra-t-il contrer l'esclavage moderne?

La sénatrice Julie Miville-Dechêne espère notamment stopper l’importation de produits fabriqués par des enfants.

ASSOCIATED PRESS
Plusieurs cas d’esclavage moderne ont fait grand bruit dans les médias ces dernières années, dont l’importation de crevettes thaïlandaises issues de l’esclavage par des grandes chaînes au Canada. Sur la photo, la Thai Union est une entreprise qui offre des conditions décentes à ses employés (2016).

OTTAWA — La sénatrice indépendante Julie Miville-Dechêne dépose un projet de loi pour tenter de mettre fin à l’importation de produits fabriqués par des enfants ou issus du travail forcé.

Cette mesure législative, appuyée par un comité formé de tous les partis, viserait à forcer les grandes entreprises à être plus transparentes sur la provenance de leurs produits.

Chaque entreprise d’au moins 250 employés ou inscrite en bourse devrait produire un rapport annuel au gouvernement fédéral qui prouve qu’elle n’encourage pas l’esclavage moderne.

Les entreprises qui refuseraient de s’y soumettre pourraient être passibles d’amendes allant jusqu’à 250 000 $ et celles qui mentiraient pourraient être passibles d’une poursuite.

Mme Miville-Dechêne estime que son projet de loi a suffisamment de «dents» pour forcer les entreprises à s’y soumettre.