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17/07/2019 07:50 EDT

Cinq artistes québécois sur la courte liste du Prix Polaris

Courtoisie
Les Louanges, Vincent Roberge de son vrai nom, continue d'accumuler les éloges pour son album «La nuit est une panthère».

TORONTO — Cinq artistes québécois figurent parmi les finalistes du Prix de musique Polaris 2019.

La moitié des dix nommés pour le prix de 50 000 $, qui récompense le meilleur album de l’année au pays, sont originaires du Québec.

Parmi ceux-ci, on retrouve la chanteuse folk-pop Elisapie, le chanteur Les Louanges, ainsi que les artistes Fet.Nat et Marie Davidson. Ils représentent la plus forte représentation d’artistes québécois au Polaris depuis 2008, année où le Montréalais Patrick Watson, avait remporté cet honneur.

Dans les autres finalistes, il y a l’auteure-compositrice-interprète Jessie Reyez, le groupe punk-rock Pup, et le duo rap Snotty Nose Rez Kids.

Le gagnant sera sélectionné par un jury de 11 membres, qui rendra sa décision le 16 septembre à Toronto. Chaque finaliste recevra 3000 $ après l’événement.

Voici un aperçu de la liste des nommés:

Le Québec se démarque

Il est presque impossible d’essayer de décrire la scène musicale québécoise, car ses sons sont si discordants. Prenez, par exemple, la chanteuse jazz Dominique Fils-Aimé, une auteure-compositrice-interprète montréalaise, dont la voix somptueuse s’illustre dans son album «Stay Tuned!». Dans un tout autre registre, il y a les artistes de la science du rythme du groupe art-punk FET.NAT, originaires de Gatineau, qui ont présenté leur album «Le Mal».

 

La chanteuse originaire du Nunavik, Elisapie, explore les traditions et les barrières de son passé dans «The Ballad of the Runaway Girl», qui contient des paroles en anglais, en français et en inuktitut. Et le projet «La nuit est une panthère» de Vincent Roberge — alias Les Louanges — constitue un voyage dans un lounge interstellaire, imaginé probablement dans sa ville natale de Lévis.

De la musique de boîte de nuit

Les airs rythmés qui jouent sur la piste de danse se mélangent rarement avec de l’humour tordu. C’est ce qui a permis à la productrice montréalaise, Marie Davidson, de se distinguer avec son album «Working Class Woman». L’album, qui multiplie les remarques sarcastiques, s’ouvre avec la chanson «Your Biggest Fan», dans laquelle l’artiste se rappelle les commentaires irritants et misogynes qu’elle a reçus lors de spectacles.

Des rebelles torturés

L’esprit combatif de Pup, un groupe punk fondé à Toronto, ne s’est pas calmé depuis qu’il a reçu sa première nomination aux Prix Polaris en 2016. Leurs tendances masochistes sont parfaitement perceptibles sur «Morbid Stuff», une prise de conscience explosive et réfléchie sur la dépression.

Une tempête appelée Reyez

La chanteuse torontoise Jessie Reyez ne s’est pas seulement imposée dans le paysage musical, elle a surpassé les attentes. Avec le producteur Calvin Harris, elle s’est hissée dans les palmarès. 

Nicholas Hunt via Getty Images
Jessie Reyez est l'une des étoiles montantes canadiennes à l'international. 

Dans son EP de sept chansons, «Being Human in Public», elle célèbre sa force, ses faiblesses et ses rêves qui la poussent à aller plus loin.

Plus jamais des laissés pour contre

Les artistes hip hop sont aussi bien présents dans les finalistes. Haviah Mighty, une membre du groupe torontois The Sorority, a utilisé son album solo «13th Floor» pour réfléchir sur le fait d’être une femme de minorité visible dans la société. Le groupe de Vancouver Snotty Nose Rez Kids, revient avec l’album «Trapline», la suite de «The Average Savage», qui avait été nommé aux Polaris, et parle encore une fois de la réalité autochtone au Canada.. Et dans son album «A Short Story About A War», le rappeur Shad explore la peur générée par le chaos mondial de notre époque.

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