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18/10/2019 12:11 EDT | Actualisé 18/10/2019 12:26 EDT

Un ancien élève d'une école catholique pour garçons poursuit son école pour 1,65 million

Il aurait subi de l’intimidation et des agressions sexuelles aux mains de ses camarades de classe.

Tijana Martin/CP
Les plaintes visent l’école, trois anciens élèves, le conseil d’administration, les pères basiliens qui dirigent l’institution, les entraîneurs et l’administration.

Un ancien élève d’une école catholique pour garçons à Toronto affirme dans des documents déposés en cour que l’intimidation et les agressions sexuelles qu’il a subies aux mains de ses camarades de classe l’ont plongé dans une dépression et lui ont causé de graves problèmes de santé mentale.

Les détails des incidents qui auraient eu lieu au collège St. Michael l’automne dernier sont contenus dans une requête déposée à la Cour supérieure cette semaine.

L’adolescent affirme que les enseignants, le personnel et les entraîneurs de football de la prestigieuse école privée étaient au courant des incidents, mais n’ont rien fait.

L’adolescent et ses parents, qui ne sont pas nommés dans les documents, ont l’intention de réclamer des dommages de 1,65 million $ contre l’école, trois anciens élèves, le conseil d’administration, les pères basiliens qui dirigent l’institution, les entraîneurs et l’administration.

Les allégations contenues dans la requête n’ont pas été prouvées devant les tribunaux et les personnes nommées dans la poursuite proposée n’y ont pas encore répondu.

 

Des agressions filmées?

La police a ouvert une enquête en novembre sur des allégations de voies de fait et d’agression sexuelle à l’école, qui ont conduit à des accusations contre sept adolescents.

Trois des adolescents ont depuis plaidé coupable d’agression sexuelle avec une arme et de voies de fait armées - un autre a également plaidé coupable d’avoir produit de la pornographie infantile. Un adolescent fera l’objet d’un procès l’année prochaine, tandis que les dossiers contre trois autres sont classés.

L’adolescent, désigné sous le nom de John Doe, allègue dans les documents déposés en cour qu’il a été insulté et intimidé de septembre 2018, lorsque le premier incident se serait produit, jusqu’à la mi-novembre, date à laquelle il a quitté l’école.

Dans l’un des incidents présumés, l’adolescent, qui faisait partie d’une équipe de football de l’école, affirme qu’il était dans le vestiaire lorsque trois coéquipiers l’ont attrapé, l’ont cloué au sol et ont baissé son pantalon. Puis, affirme-t-il, les trois garçons lui auraient frappé les fesses à plusieurs reprises avec un manche à balai. L’incident a été capté sur un téléphone portable et largement partagé à l’intérieur et à l’extérieur de l’école, selon les documents.

À la mi-octobre, l’adolescent dit qu’il a de nouveau été agressé dans le vestiaire après un entraînement, qu’il a été cloué au sol et que plusieurs étudiants ont inséré à plusieurs reprises un manche à balai dans son anus. L’incident a de nouveau été filmé, mais a ensuite été supprimé à la demande de l’adolescent, selon les documents.

 

Après le premier incident, l’adolescent dit avoir entendu des railleries répétées disant que “John Doe aime les balais” sur le campus. Après la prétendue agression sexuelle, un morceau de musique intitulé “John Doe aime les balais” a été largement partagé sur les réseaux sociaux, a-t-il déclaré.

Le père de l’adolescent affirme dans une déclaration sous serment qu’il est “difficile de décrire l’immense quantité de douleur, de souffrance, d’embarras et d’humiliation” que l’adolescent et sa famille ont enduré depuis les incidents. Il dit que son fils a subi des mois de railleries.

L’adolescent souffre d’anxiété, de dépression, de traumatismes émotionnels et d’insomnie, selon les documents.

La famille demande au tribunal de protéger son identité lors du procès civil à venir, et un juge devrait entendre l’affaire le 4 novembre.

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