POLITIQUE
12/09/2019 10:47 EDT

Les problèmes dans la police vont nuire à la sécurité des citoyens, selon Arcand

Selon M. Arcand, il s’agit là d’un «problème particulièrement majeur», une situation «extrêmement urgente.

La Presse Canadienne
Photo d'archives de Pierre Arcand.

BROMONT, Qc — Les problèmes internes des corps policiers au Québec vont finir par nuire à la sécurité des citoyens, prévient le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Pierre Arcand.

Il y est allé de cet avertissement, jeudi, en point de presse à Bromont, où le PLQ tient son caucus de la rentrée.              

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) est sans chef permanent depuis que Robert Lafrenière a annoncé sa démission le 1er octobre 2018, jour de l’élection provinciale.

La Sûreté du Québec (SQ) est également sans chef permanent depuis que son directeur Martin Prud’homme a été relevé de ses fonctions il y a sept mois pour des motifs encore inconnus.

Selon M. Arcand, il s’agit là d’un «problème particulièrement majeur», une situation «extrêmement urgente, qui, un moment donné, va nuire de façon très claire à la sécurité de nos citoyens».

Il a déploré l’absence de leadership du gouvernement Legault et de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Cette dernière a assuré plus tôt cette semaine qu’un nouveau commissaire de l’UPAC serait nommé d’ici le mois d’octobre.

En parallèle, la ministre s’engage à procéder prochainement à une «réflexion approfondie» sur le rôle joué par les corps policiers au Québec. Elle n’a pas voulu dire quelle forme prendrait cette réflexion collective.

«Quand vous avez une police dans laquelle il y a des divisions, dans laquelle vous avez des problématiques, un moment donné les citoyens ne vont pas se sentir très rassurés sur ce qui se passe actuellement. Donc, je pense que le gouvernement doit mettre ça en place parce qu’encore une fois, les gens doivent avoir confiance en leur police. C’est fondamental dans une société» a pressé M. Arcand.