POLITIQUE
04/12/2020 14:45 EST

Québec accorde 18 millions $ pour mieux former les policiers autochtones

L’argent servira notamment à financer des projets visant à lutter contre l’exploitation sexuelle des filles et des femmes autochtones.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. (photo d'archives)

QUÉBEC — Les corps de police autochtones vont pouvoir compter sur un coup de pouce financier du gouvernement en vue d’améliorer leur formation et leurs pratiques, notamment pour mieux gérer les situations de violence faite aux femmes.

Au total, Québec consent 18 millions $ pour financer un ensemble de mesures destinées à mieux adapter l’intervention policière aux réalités des communautés autochtones, en particulier quand il s’agit des femmes victimes de violence conjugale ou d’agressions sexuelles.

L’annonce a été faite vendredi après-midi en conférence de presse par le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, accompagné de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, et de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Était aussi présent le président de l’Association des directeurs de police des Premières Nations et des Inuits du Québec, Shawn Dulude.

L’argent servira notamment à financer des projets (1,2 million $) visant à lutter contre l’exploitation sexuelle des filles et des femmes autochtones et à contrer toute forme de violence sexuelle.

Dans le même esprit, on veillera surtout à améliorer la formation des policiers autochtones (4 millions $), pour qu’ils soient mieux outillés quand ils doivent intervenir dans des situations de violence conjugale ou d’agression sexuelle.

On veut par exemple miser sur la formation et le perfectionnement des policiers autochtones (3,8 millions $), en leur donnant accès aux services offerts par l’École nationale de police du Québec.

Québec veut aussi fournir aux corps policiers autochtones des agents de liaison chargés de les aider à mieux gérer les cas d’agressions sexuelles et à informer davantage les victimes de leurs droits, en cas de recours judiciaires.

Par ailleurs, une formation sur la réalité autochtone sera conçue et offerte aux agents des services correctionnels, afin qu’ils aient une meilleure compréhension des réalités autochtones.