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03/08/2019 12:54 EDT

Poissons morts en Outaouais: la centrale hydroélectrique de Buckingham visée

Le ministère québécois de l'Environnement précise toutefois qu’il n’est pas question d’une source ou d’un déversement chimique.

Motortion via Getty Images

GATINEAU, Qc — Le ministère québécois de l’Environnement croit que la cause la plus plausible de la présence successive de nombreux poissons morts sur les berges de la rivière des Outaouais, dans la région de Gatineau, est liée aux opérations de la Centrale hydroélectrique Brookfield, à Gatineau.

Le ministère précise toutefois qu’il n’est pas question d’une source ou d’un déversement chimique.

Même si le ministère émet une hypothèse pour justifier cette présence massive de poissons morts, il n’exclut aucun scénario expliquant l’origine de la mortalité. Il assure qu’il poursuit ses efforts de surveillance tout en investiguant davantage cette piste sous la forme d’une enquête formelle.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de même que la Direction de la santé publique (DSPU) travaillent en collaboration dans ce dossier.

La centrale est la propriété d’Énergie renouvelable Brookfield, une multinationale dont les bureaux canadiens sont basés à Toronto. Elle est située sur la rivière du Lièvre, dans le secteur Buckingham, qui prend sa source près de Notre-Dame-du-Laus, dans les Laurentides, et qui se jette un peu plus de 300 kilomètres en aval dans la rivière des Outaouais.

Jusqu’ici, quatre épisodes de mortalité de poissons de plusieurs espèces ont été constatés.

Le premier épisode, le 9 juillet, a révélé la mort de quelques centaines de poissons. Au deuxième épisode c’était une centaine, alors qu’il y en a eu plus d’un millier au troisième. Une centaine d’autres poissons ont été trouvés morts lors du quatrième épisode, cette semaine.

Des résultats d’analyse des deux premiers épisodes ont révélé une possible intoxication des poissons. Les causes de maladies infectieuses, bactéries ou virus, seraient écartées.

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