POLITIQUE
18/10/2019 07:50 EDT

Peter MacKay dément les rumeurs qu'il se prépare à remplacer Andrew Scheer

Pour l'instant, il se contente de jouer un rôle de soutien à l’équipe conservatrice.

Adrian Wyld/La Presse canadienne
Peter MacKay, Andrew Scheer et le candidat conservateur George Canyon.

LITTLE HARBOUR, N.-É. — Peter MacKay dit qu’il est faux de prétendre qu’il se préparerait à une course au leadership, advenant une défaite d’Andrew Scheer lundi prochain.

L’ancien ministre conservateur est sorti de son mutisme une semaine après un article du Globe and Mail qui rapportait que des gens au sein du parti préparent la succession du chef actuel.

“C’est une ‘fake news’”, a lancé M. MacKay, en marge d’un rassemblement de M. Scheer à Little Harbour, en Nouvelle-Écosse.

“Cette suggestion qu’il y a des gens qui préparent des rôles pour une course à la direction. Ce n’est tout simplement pas vrai. La même histoire aurait pu être écrite en substituant le nom de Chrystia Freeland (pour remplacer Justin Trudeau)”, a-t-il avancé.

Pour le moment, celui qui a quitté la politique en 2015 dit qu’il se contente de jouer un rôle de soutien à l’équipe conservatrice, en aidant les candidats locaux à faire campagne.

M. MacKay a lui-même fait partie de gouvernements conservateurs minoritaires sous l’égide de Stephen Harper.

“Ce n’est pas un problème, (...) mais c’est plus difficile de présenter une politique forte dans un gouvernement minoritaire. C’est nécessaire de rechercher des consensus avec les autres partis minoritaires”, décrit-il.

À son avis, un gouvernement conservateur minoritaire pourrait avoir des difficultés à faire avancer son ordre du jour, notamment sur la construction de pipelines.

Concernant les difficultés du parti au Québec, où il a perdu quelques plumes selon les plus récents sondages, M. MacKay est resté prudent.

“Québec, c’est spécial. C’est comme la région de l’Atlantique”, a-t-il dit. Il convient que la loi québécoise sur la laïcité est “un grand enjeu pour beaucoup de Québécois”, mais pressé à ce sujet, il a dit ne pas vouloir ouvrir “ce panier de crabes”.

Un “geste désespéré”

M. MacKay estime que l’appui de Barack Obama à la campagne de Justin Trudeau est un “geste désespéré” en cette fin de campagne et ne changera pas grand-chose pour les électeurs.

L’ex-président américain a publié un gazouillis, mercredi, dans lequel il dit qu’il a été “fier de travailler avec Justin Trudeau” et espère que les Canadiens lui accorderont un deuxième mandat.

Les libéraux ont immédiatement sauté sur l’occasion pour utiliser cet appui dans leurs courriels partisans et pour solliciter des dons.

M. MacKay dit qu’il n’a “jamais vu” une telle manoeuvre d’un ancien président américain et se demande si ce geste ne constitue pas de l’ingérence étrangère.

Il se demande également si cet appui n’était pas orchestré avec l’équipe de Justin Trudeau.

Plus tôt en journée, M. Trudeau n’a pas confirmé ni infirmé cette information. Il s’est contenté de dire que “Barack Obama prend toujours ses propres décisions”.