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16/12/2019 14:50 EST | Actualisé 16/12/2019 15:41 EST

Pédophile présumé à Longueuil: 16 nouvelles victimes potentielles

L'ex-entraîneur de hockey mineur François Lamarre avait été arrêté au début décembre.

SPAL
François Lamarre

L’ancien policier de Montréal et ex-entraîneur de hockey mineur à Greenfield Park François Lamarre, qui a été arrêté au début du mois pour de nombreux soupçons de crimes à caractère sexuel impliquant des garçons d’âge mineur, aurait fait 16 nouvelles victimes selon ce que rapporte lundi le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Seize nouvelles victimes présumées d’un ancien policier et ex-entraîneur de hockey mineur, accusé de crimes à caractère sexuel impliquant des garçons d’âge mineur, se sont manifestées auprès de la police de Longueuil.

François Lamarre, surnommé “Frank”, fait face à des accusations de grossière indécence, d’attentat à la pudeur, d’agression sexuelle, d’avoir touché une partie du corps d’une personne de moins de 14 ans à des fins sexuelles et d’avoir invité, engagé ou incité une personne de moins de 14 ans à le toucher à des fins sexuelles. Ces accusations concernent des crimes qui auraient été commis sur une période de 25 ans, contre quatre victimes présumées, dans la banlieue montréalaise de Greenfield Park, qui a depuis été annexée à la Ville de Longueuil.

L’homme doit comparaître plus tard cette semaine au palais de justice de Longueuil par rapport à ces quatre premiers plaignants, qui étaient âgés de 9 à 16 ans au moment des faits allégués.

27 nouveaux signalements

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) rapporte que la médiatisation de cette affaire lui a permis de recevoir 27 nouveaux signalements depuis le Québec, mais aussi l’Ontario, l’Alberta, la Colombie-Britannique et même les États-Unis.

“Les enquêteurs ont identifié possiblement 16 nouvelles victimes. Vous comprendrez que les autres appels peuvent être soit des témoins, soit des personnes qui voulaient rapporter des choses qui étaient venues à leur connaissance à l’époque”, a précisé le sergent Patrick Barrière, en tenant à saluer le courage des victimes.

Aucune nouvelle accusation ne devrait être portée contre François Lamarre pour le moment, a-t-il ajouté, mais les enquêteurs rencontreront toutes les personnes qui les ont contactés. Ils encouragent également quiconque détient des informations à venir de l’avant.

Les faits reprochés auraient eu lieu entre 1972 et 1997 au domicile de François Lamarre, dans son véhicule et dans des arénas.

Certaines des victimes présumées étaient de jeunes joueurs de hockey, tandis que d’autres vivaient simplement dans le même quartier. François Lamarre a habité dans les rues Springfield et Campbell. Il changeait souvent de véhicule, mais les enquêteurs savent qu’il a déjà conduit des voitures des marques Ford et Cadillac.

Il a été entraîneur de hockey à Greenfield Park de 1970 à 1980 et il a pris sa retraite en tant que policier en 1994.

Après son arrestation, le 4 décembre, l’homme aujourd’hui âgé de 71 ans a été remis en liberté avec plusieurs conditions à respecter en attente de son procès, comme l’interdiction de contacter les plaignants et d’être en présence de mineurs ou à proximité de parcs, écoles ou centres communautaires.

Il n’a pas pu être joint pour commenter lundi.

Toujours à la recherche d’autres victimes

Wade Wilson, un conseiller d’arrondissement de Greenfield Park à la Ville de Longueuil, a déclaré plus tôt ce mois-ci mois qu’il figure parmi les victimes, qui pourraient selon lui être près d’une centaine.

Les enquêteurs demeurent d’ailleurs à la recherche d’autres victimes et témoins, selon le sergent Barrière.

“Les quatre grands héros de cette histoire sont ceux qui l’ont initiée”, a déclaré M. Wilson à propos des premiers plaignants.

S’afficher en tant que victime et soutenir ses pairs est le moins qu’il puisse faire depuis que cette affaire a été étalée au grand jour, affirme-t-il.

Il dit regretter de ne pas l’avoir dénoncé plus tôt, mais étant donné son statut de policier et sa réputation au sein de la communauté, cela lui semblait impossible.

“C’est un terrible secret à garder pendant si longtemps. Il faut y faire face et aller de l’avant éventuellement”, expose-t-il.

Aucune accusation n’a encore été portée en lien avec la plainte de M. Wilson, déposée mercredi.