POLITIQUE
14/10/2020 12:01 EDT | Actualisé 14/10/2020 14:19 EDT

Paul St-Pierre Plamondon fait face à plusieurs défis

Il n'a pas de siège pour l'instant et n'a pas demandé à un élu de lui céder le sien.

QUÉBEC – Le nouveau chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon “a l’intention d’exercer pleinement son leadership” et il allait être testé dès le premier jour de sa rencontre avec ses députés mercredi.

Il n’a obtenu aucun appui affiché d’un député pendant la longue course à la direction qui vient de se terminer et il doit ressouder l’équipe.

Il entend s’entretenir avec son adversaire pendant la course à la direction, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qu’il a battu avec 56 % des voix contre 44 % au dernier tour de scrutin vendredi soir.

“C’est sûr qu’une course, c’est émotif, mais ma position sera toujours la même, la porte est ouverte, je serai toujours équitable et de bonne foi”, a-t-il déclaré en conférence de presse à l’Assemblée nationale en matinée, avant de rencontrer les élus pour deux jours.

Je serai présent à l’Assemblée nationale, je vais m’impliquer dans les choix stratégiques, je serai de toutes les réflexions.PSPP

Trois des neuf élus péquistes en Chambre avaient pris position pour M. Gaudreault, donc le nouveau chef devra refaire l’unité des troupes. Même s’il n’a jamais été élu en Chambre, il sera avec son équipe tous les jours où l’Assemblée siège.

“J’ai l’intention d’assumer mon leadership. Pendant neuf mois, on a débattu, je suis désormais chef du Parti québécois (PQ), je serai présent à l’Assemblée nationale, je vais m’impliquer dans les choix stratégiques, je serai de toutes les réflexions.”

“C’est clair que ces choix stratégiques vont se faire sous le leadership de Paul, a dit le président du caucus, le député de Rimouski, Harold LeBel. Je peux vous assurer que l’ensemble du caucus est derrière Paul, qu’on va travailler avec lui, qu’on va collaborer avec lui.”

M. St-Pierre Plamondon a laissé entendre que le manque d’appuis à sa candidature au caucus n’était pas un problème, mais plutôt un “défi”. Il a fait valoir qu’il allait former une équipe avec les élus péquistes parce que tous sont là pour la même raison, soit la souveraineté.

Plusieurs défis attendent Paul St-Pierre Plamondon, qu’on surnomme déjà PSPP. D’une part, c’est un chef non parlementaire. Il dit n’être pas pressé de faire son entrée au Salon bleu, afin de privilégier plutôt le travail sur le terrain, sauf qu’en cette période de pandémie, il est difficile d’aller à la rencontre des électeurs.

“Je ne m’engage pas, sur la base d’une élection complémentaire hypothétique, à me présenter dans un endroit ou un autre”, a-t-il dit en précisant qu’il n’a pas demandé à un élu de lui céder son siège.

D’autre part, il faut reconstruire le parti qui a subi sa pire défaite électorale en 2018, passant du statut d’opposition officielle à celui de troisième groupe d’opposition. Il y a neuf élus péquistes en Chambre, par rapport à 76 de la Coalition avenir Québec, 28 du Parti libéral et 10 de Québec solidaire.

Trois des cinq élus péquistes qui avaient le droit de se prononcer dans cette course avaient appuyé un autre candidat: Joël Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Méganne Perry Mélançon (Gaspé) et Lorraine Richard (Duplessis) ont soutenu leur collègue, Sylvain Gaudreault.

Deux députés, Sylvain Roy (Bonaventure) et Véronique Hivon (Joliette), n’ont pas pris position publiquement.

Trois autres, à titre d’officiers du groupe parlementaire, ne pouvaient se prononcer, soit le chef intérimaire Pascal Bérubé (Matane), le leader parlementaire Martin Ouellet (René-Lévesque) et le président du caucus, Harold LeBel (Rimouski).

Le PQ a choisi son chef vendredi au terme d’une longue course de neuf mois perturbée par la pandémie. Outre MM. St-Pierre-Plamondon et Gaudreault, l’humoriste Guy Nantel et l’historien Frédéric Bastien étaient sur les rangs.

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