POLITIQUE
22/10/2019 00:03 EDT | Actualisé 22/10/2019 03:22 EDT

Le Parti vert fait élire trois candidats

Avec notamment une députée au Nouveau-Brunswick.

Chad Hipolito/The Canadian Press via AP

Le Parti vert espérait une grande percée lundi soir, mais aura finalement ajouté un seul siège à sa récolte.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, a été réélue dans sa circonscription de Saanich-Gulf Islands, en Colombie-Britannique.

Elle ne sera pas seule de son parti à la Chambre des communes: la candidate Jenica Atwin a été élue dans la circonscription de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, tandis que Paul Manly a été réélu dans Nanaimo-Ladysmith, en Colombie-Britannique. Il avait ravi cette circonscription aux néo-démocrates lors d’une élection partielle en mai.

Dans son discours, Mme May a reconnu que le résultat n’était pas à la hauteur des attentes, mais a souligné qu’il s’agissait du plus important caucus vert à ce jour.

“Nous avons augmenté la prise de conscience, nous avons augmenté le vote (pour le Parti vert), mais l’objectif a toujours été de livrer le type de gouvernement auquel les Canadiens ont droit”, a déclaré Mme May.

La leader a assuré que les verts joueraient un rôle important dans un Parlement minoritaire de “tordage de bras incessant”.

Jenica Atwin a fait l’histoire en décrochant le premier siège du Parti vert au Nouveau-Brunswick, l’emportant aisément dans Fredericton.

“Ils croyaient cela impossible”, a dit Mme Atwin, devant des centaines de partisans.

Elle a affirmé que l’excitation ressentie à l’annonce des résultats ne pouvait se comparer à celle qu’elle avait désormais “de se mettre au travail à titre de toute première députée fédérale verte à Fredericton”.

Sa victoire survient après des gains verts au niveau provincial. Les électeurs du Nouveau-Brunswick ont élu trois membres des verts l’an dernier à l’Assemblée législative.

À voir: les moments forts du discours de Trudeau

 

Les partisans verts s’étaient réunis à Victoria dans l’espoir de célébrer une plus large victoire.

Plus tôt dans la journée, Mme May avait comparé cette élection à un référendum sur la lutte contre les changements climatiques et estimé qu’à ce titre, le Parti vert était le seul doté d’une stratégie fondée sur la science.

En campagne, les verts ont notamment promis de stopper le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60 pour cent d’ici 2030 par rapport aux taux de 2005.

Lors d’un arrêt au Québec plus tôt ce mois-ci, Mme May a déclaré que les verts seraient aux côtés des Québécois contre tout projet d’oléoduc dans la province. Elle a ajouté que la promesse de réduire de 60 pour cent les émissions de gaz à effet de serre implique la mise en oeuvre d’une transition des combustibles fossiles vers des sources d’énergie propres et renouvelables, notamment éoliennes, solaires et hydroélectriques.

Mme May a été la première députée verte élue au Canada en 2011. Elle a été réélue en 2015, mais était restée la seule députée verte à la Chambre des communes.

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