POLITIQUE
23/09/2019 16:39 EDT

Les verts prennent des engagements en santé mentale

Le parti présente un plan visant à éliminer les obstacles qui, dit-il, empêchent de nombreuses personnes d’obtenir les soins de santé mentale dont elles ont besoin.

POOL New / Reuters
Elizabeth May

Le Parti vert estime que l’inquiétude suscitée par l’instabilité politique et la crise climatique imminente posent de nouvelles contraintes au bien-être mental des Canadiens.

Le parti présente un plan visant à éliminer les obstacles — notamment le financement insuffisant et l’érosion des soins universels — qui, dit-il, empêchent de nombreuses personnes d’obtenir les soins de santé mentale dont elles ont besoin.

La chef Elizabeth May a livré ce message à Fredericton, lundi, alors que les verts tentent de rallier les électeurs du Canada atlantique, une région dans laquelle le parti espère faire une percée lors de l’élection du 21 octobre.

Le Parti vert veut donner la priorité à l’expansion des services de santé mentale et de réadaptation par le biais de l’Accord canadien sur la santé, réduire les temps d’attente pour les programmes d’assistance et allouer plus d’argent aux services de santé mentale dans les zones rurales et isolées.

Un gouvernement dirigé par les verts se pencherait également sur les maladies mentales liées aux changements climatiques, causées par les traumatismes subis lors de catastrophes naturelles ou de phénomènes météorologiques extrêmes.

Le parti traiterait également la crise des opioïdes comme une question de santé plutôt que comme une affaire pénale.

Le Canada absent au Sommet sur le climat

Le Parti vert a également déploré, lundi, l’absence de leaders canadiens à la session spéciale de l’ONU sur l’urgence climatique, à laquelle participent plusieurs dirigeants du monde entier.

En raison de la campagne électorale, Justin Trudeau n’y est pas, soulignent les verts par communiqué.

«Le 17 juin, lors du débat d’urgence sur le climat, j’ai présenté une proposition de grève de campagne pour le climat», écrit Elizabeth May. «Ce serait sans précédent, mais cette crise exige que nous allions au-delà du statu quo. J’ai proposé que nous nous rendions tous, en tant que chefs de parti, à New York et que nous nous engagions à doubler la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada pour montrer que nous sommes prêts à faire notre juste part pour respecter l’Accord de Paris. Malheureusement, aucun autre chef n’a approuvé ma suggestion.»

S’il est porté au pouvoir, le Parti vert s’engage à adopter une loi sur les changements climatiques exigeant une réduction de 60 pour cent des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030, pour atteindre des émissions nulles en 2050.

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