POLITIQUE
16/10/2019 15:46 EDT | Actualisé 16/10/2019 15:52 EDT

L’heure des grands changements, selon le Parti vert

«Ce n’est pas le temps [de faire de la] politique comme [avant]», a affirmé Elizabeth May.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, espère que les élections fédérales seront un référendum sur le climat.

Celle qui est à la tête de son parti depuis 2006 souhaite que les préoccupations grandissantes des citoyens à l’égard des changements climatiques convainquent les électeurs de voter pour son parti.

«Ce n’est pas un choix, on doit le faire. [...] Mes espoirs sont plus hauts pour ces élections. Avec plusieurs députés verts à la Chambre des communes, nous pouvons changer le climat», a-t-elle déclaré en entrevue avec le HuffPost Québec, en marge de la grande marche pour le climat de Montréal, le 27 septembre dernier.

«Ce n’est pas le temps [de faire de la] politique comme [avant]. On doit changer absolument tout. Changer le système en politique, changer le gouvernement à Ottawa vers une économie verte et pour éviter une catastrophe climatique», a ajouté la députée sortante de Saanich—Gulf Islands.

Un parti qui ne défend pas qu’un seul enjeu

La protection de l’environnement a toujours été au coeur de la plateforme du Parti vert et ce n’est pas près de changer.

Elizabeth May a toutefois tenté de faire valoir durant la campagne électorale que sa formation défend bien plus qu’un seul enjeu.

«Nous sommes pour une économie verte, pour la justice sociale et pour les droits des peuples autochtones», a mentionné celle qui est aux Communes depuis 2011.

«Nous avons besoin d’un parti qui est prêt à avoir le leadership pour mettre sur pied les systèmes pour éliminer notre dépendance aux énergies fossiles. Ce n’est pas seulement un slogan politique, c’est la vérité. Nous sommes dans l’urgence climatique et on doit agir pour atteindre l’avis du GIEC», a-t-elle expliqué en spécifiant que les politiques de son parti sont basées sur la science.

Par contre, la défense de plusieurs enjeux signifie aussi une augmentation des dépenses du gouvernement sous le Parti vert. La formation de Mme May est celle dont le coût des promesses électorales est le plus élevé. 

Les grands changements proposés – l’assurance-médicaments pour tous et l’abolition des frais de scolarité, entre autres – représentent des dépenses gouvernementales de 462,9 milliards $ jusqu’en 2023-2024, selon la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke. L’une des manières d’augmenter les dépenses du gouvernement proposées par les verts est de hausser le taux d’imposition des grandes sociétés de 15 % à 21 %. Dans leur cadre financier, les verts prévoient un retour à l’équilibre budgétaire en 2024-2025.

À la dissolution du Parlement, Elizabeth May et Paul Manly étaient les deux seuls représentants du Parti vert à Ottawa. Tous deux ont été élus dans des circonscriptions de la Colombie-Britannique.