POLITIQUE
14/12/2019 09:52 EST

Parti conservateur: des députés progressistes songent à succéder à Scheer

Les députés Michael Chong et Marilyn Gladu ont confirmé vendredi matin qu’ils prendront le temps de réfléchir à se porter candidats à la direction du Parti conservateur du Canada.

GEOFF ROBINS/AFP via Getty Images
Andrew Scheer (photo d'archives)

Moins de 24 heures après l’annonce de la démission du chef conservateur Andrew Scheer, au moins deux membres de son caucus songent déjà à le remplacer.

Les députés Michael Chong et Marilyn Gladu ont confirmé vendredi matin qu’ils prendront le temps de réfléchir à se porter candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC).

M. Chong et Mme Gladu viennent tous deux de l’Ontario, sont en faveur du droit à l’avortement, sont prêts à marcher dans une parade de la fierté gaie et veulent voir des actions plus robustes sur le plan de l’environnement.

M. Chong est bilingue. Mme Gladu, pour sa part, parle un assez bon français, sur lequel elle continue de travailler.

Le nom du député québécois Gérard Deltell circule lui aussi. Le principal intéressé confirme que «le téléphone sonne» pour le convaincre de se porter candidat à la direction du parti.

Il n’y ferme pas la porte, mais ajoute qu’il a déjà joué dans ce film, comme chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) et qu’être chef «n’est vraiment pas évident».

Les députés conservateurs sont plus volubiles quant aux qualités que doit posséder le prochain chef conservateur.

M. Deltell souhaite un chef bilingue, qui soit capable de tenir le même propos et de véhiculer la même «passion» dans les deux langues officielles.

Il croit aussi que le prochain chef devrait être capable de parler tant aux citoyens des grandes villes que des régions rurales. «Vous savez, on peut se faire plaisir entre nous et choisir un chef qui fait notre affaire, mais ça prend un chef qui va attirer les Canadiens chez nous», soutient M. Deltell.

Son collègue Joël Godin, lui, croit que le prochain chef devra être «plus inclusif et plus progressiste».

Questionné à savoir s’il devrait provenir de l’ouest canadien ou des provinces de l’est, M. Godin a laissé tomber que «c’est peut-être au tour du centre ou de l’est».

Il s’attend à ce que son niveau de français soit plus élevé que celui de M. Scheer. «Je pense qu’un chef de parti national doit maitriser les deux langues. Maintenant, la perfection n’est pas de ce monde», affirme-t-il.

Le député Jacques Gourde espère pour sa part une course rapide. Il souhaite que l’ensemble des candidats soit connu d’ici le congrès national du PCC en avril à Toronto et que le nouveau chef soit choisi d’ici le mois de septembre 2020.

À VOIR AUSSI: Andrew Scheer annonce qu’il va démissionner