POLITIQUE
09/09/2019 15:00 EDT | Actualisé 09/09/2019 16:49 EDT

La campagne nationale des conservateurs sera lancée avant le déclenchement des élections

Les conservateurs ont choisi de démarrer leur tournée du pays à Trois-Rivières.

Chris Wattie / Reuters

Les troupes d’Andrew Scheer n’attendront pas le déclenchement officiel des élections pour lancer leur campagne nationale.

Les conservateurs ont choisi de démarrer leur tournée du pays à Trois-Rivières, mercredi midi. M. Scheer se rendra ensuite à Mississauga, en banlieue de Toronto, plus tard en journée.

Le Québec et l’Ontario seront des champs de bataille importants lors de la prochaine élection.

Une source conservatrice soutient que M. Scheer a “toujours démontré l’importance du Québec”, par ses nombreuses visites dans la province, mais aussi la présence de Québécois dans son entourage.

Les conservateurs croient pouvoir faire des “gains partout au Québec en commençant par Trois-Rivières”, ajoute cette source conservatrice.

C’est l’ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui se présentera sous la bannière conservatrice aux prochaines élections.

Il aura à affronter le député néo-démocrate sortant, Robert Aubin, ainsi que la candidate libérale, Valérie Renaud-Martin, une conseillère municipale qui était vue comme la “dauphine” de M. Lévesque.

Le Nouveau Parti démocratique de Jagmeet Singh a déjà lancé sa campagne la fin de semaine dernière, avec des arrêts à Ottawa et à Toronto.

Le Bloc québécois tiendra pour sa part son conseil général dimanche, à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal.

Le premier ministre Justin Trudeau a jusqu’à dimanche, le 15 septembre, pour déclencher la campagne électorale. Le scrutin aura lieu le 21 octobre.

Des attaques contre le Bloc

Lors d’un rassemblement tenu la semaine dernière à Laval, M. Scheer a dirigé ses attaques vers le gouvernement Trudeau, mais aussi le Bloc québécois.

Il a rappelé que le Bloc n’avait aucune chance de former le gouvernement fédéral et a usé d’une analogie sportive pour illustrer son point.

“Les bloquistes seront toujours des spectateurs impuissants qui jouent aux gérants d’estrade. Pendant ce temps, nous sommes sur la glace”, a martelé M. Scheer.

Les conservateurs et les bloquistes tentent de séduire les électeurs nationalistes qui se sont tournés vers la Coalition avenir Québec aux dernières élections québécoises.

Pour ce faire, les deux partis à Ottawa appuient des revendications chères au premier ministre François Legault, comme le rapport d’impôt unique ou plus de pouvoirs en immigration.

Les troupes d’Yves-François Blanchet attaquent plutôt les conservateurs sur leur appui aux pipelines sur le territoire québécois ou leur soutien tiède à la loi sur la laïcité.

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