POLITIQUE
12/07/2019 14:32 EDT

Oléoducs: Justin Trudeau très prudent

Le premier ministre ne tranche pas entre l'Alberta et le Québec.

Jason Franson/La Presse canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau a soufflé le chaud et le froid sur les obligations du gouvernement fédéral pour l’approbation des projets de pipelines à travers le pays, alimentant le débat entre le Québec et l’Alberta.

M. Trudeau était de passage à Edmonton, vendredi, pour rencontrer des travailleurs du pipeline Trans Mountain, deux jours après avoir été chahuté à propos de ce même pipeline lors de l’investiture du candidat Steven Guilbeault à Montréal.

Lors d’une conférence de presse qui a débuté avec plus d’une heure de retard, le premier ministre a déclaré que le fédéral a toujours l’obligation de «veiller à l’intérêt national» et que, dans ce sens, il a le dernier mot sur des projets qui passent à travers différentes provinces.

En même temps, a-t-il précisé, le fédéral doit également s’assurer que «l’unité du pays n’est pas menacée».

Lors du Conseil de la fédération à Saskatoon, les premiers ministres du Québec et de l’Alberta ont exprimé un désaccord sur la responsabilité du fédéral pour les oléoducs interprovinciaux.

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, a déclaré que la constitution canadienne était bien claire sur le fait qu’Ottawa avait le dernier mot, alors que son homologue québécois François Legault insistait pour dire qu’il s’agissait davantage d’une question «politique».

M. Kenney et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, ont déclaré que l’unité nationale était menacée à l’heure actuelle, ce que M. Trudeau «rejette catégoriquement».

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