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05/08/2019 18:53 EDT

Obama condamne les propos qui alimentent «un climat de peur et de haine»

Il n'a pas directement mentionné le président Donald Trump dans sa déclaration, mais a rappelé aux Américains qu’ils ne sont «pas impuissants» face aux fusillades de masse.

ASSOCIATED PRESS

Dans sa première déclaration publique depuis les fusillades meurtrières au Texas et en Ohio, l’ancien président Barack Obama appelle les Américains à «rejeter catégoriquement les propos venant de n’importe lequel de nos dirigeants qui nourrissent un climat de peur et de haine ou normalisent les sentiments racistes».

M. Obama a publié lundi sur les réseaux sociaux une déclaration qui ne mentionne pas directement le président Donald Trump, mais qui rappelle aux Américains qu’ils ne sont «pas impuissants» face aux fusillades de masse qui se produisent à répétition dans leur pays.

«Et jusqu’à ce que nous nous levions tous et insistions pour que les dirigeants prennent la responsabilité de modifier nos lois sur les armes à feu, ces tragédies continueront de se produire», a écrit M. Obama.

Une fusillade survenue samedi dans un magasin Walmart à El Paso, au Texas, a fait 22 morts, tandis qu’une autre devant un bar bondé de Dayton, dans l’Ohio, a fait neuf morts.

Les enquêteurs affirment que le suspect d’El Paso a publié un long texte contre l’immigration tout juste avant l’attaque. Les motivations du tireur de Dayton, abattu lors de la fusillade, sont encore nébuleuses.

Comme la plupart de ces prédécesseurs, Barack Obama a fait preuve de prudence en évitant de critiquer son successeur. Mais ses commentaires du lundi ne laissent aucun doute sur le fait que son appel à rejeter la normalisation du racisme fait référence à Donald Trump, qui multiplie les déclarations méprisantes envers les immigrants, les qualifiant notamment de violeurs et de meurtriers et dénonçant une «invasion» à la frontière sud.

L’ancien président a fait remarquer que la fusillade à El Paso s’inscrivait dans une tendance de «personnes troublées qui embrassent les idéologies et se sentent obligées d’agir violemment pour préserver la suprématie blanche».

M. Obama a également demandé aux Américains de dénoncer les propos des «dirigeants qui diabolisent ceux qui ne nous ressemblent pas ou suggèrent que d’autres personnes, notamment des immigrants, menacent notre mode de vie, ou qui se réfèrent à d’autres personnes en tant que sous-humains».

Les discours de ce type ont été «les racines de la plupart des tragédies humaines à travers l’histoire», rappelle M. Obama, qui estime que ces propos n’ont «aucune place dans nos politiques et notre vie publique».

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