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5 nouveaux restaurants surprenants à Montréal

À table!

Gourmands avides de découvertes, vous vous demandez : quel est le nouveau bistro branché? Le resto exotique de l’heure? Celui où il faut réserver pour impressionner sa «date»? La réponse ici en cinq adresses délicieuses.

Cette nouvelle adresse du Vieux-Port nous prouve qu’on n’a pas nécessairement besoin de poisson pour faire un bon sushi.

Le Bloom propose des créations 100% botaniques aux saveurs et textures originales, qui n’imitent pas non plus le poisson à tout coup. On est ailleurs. On a particulièrement craqué pour le savoureux King avec ses coeurs de palmier, fukujin zuke (un condiment japonais comprenant aubergine, daikon, concombre et lotus), mangue, avocat, tempera et sauce yuzu. Autres coups de coeur : La Fiesta (Patate douce, avocat, jalapeno, takana et salsa verde) puis le Queen, conçu avec une surprenante crevette Fly végane à base de tofu, puis relevé avec un mélange de tempéra aïoli au safran. Si on est vraiment indécis, on commande un plateau à partager.

On ne va cependant pas chez Bloom pour les salades, un petit peu trop fusion à notre goût avec les mélanges moins heureux de roquette, pacanes et croustilles de shiitake, ou encore de nouilles de soba, tomate cerise et chou. Mais si on a absolument envie d’un entrée, on choisit la soupe miso délicieusement relevée par les shiitake, enoki et algues ou encore les rouleaux impériaux Beyond Roll, croustillant à l’extérieur, bien garni et tendre à l’intérieur.

Il faut dire qu’il n’y a pas n’importe qui derrière le projet. Bloom est né d’une collaboration entre le fondateur des chaînes Sushi Shop et LOV, Domininc Bujold, et du créateur de Sushi Momo, le 1er resto consacré aux sushis végétariens à Montréal, Christian Manuel Ventura.

Et si le décor est aussi beau chez Bloom, c’est grâce à la designer Jacinthe Piotte, qui a aussi signé l’aménagement des très instagrammables restaurants LOV.

Mardi au samedi: 17 h 00 à 22 h 00.

Et une option de plus pour aller prendre un verre à la sortie des bureaux au centre-ville. À deux pas du Centre Bell, au premier étage du gigantesque bar sportif du CH, la Taverne 1909, vient d’ouvrir un sympathique bar à vin, le Bazarette.

On y sert en journée, dès 7 heures le matin, café, viennoiseries, salades et sandwichs, puis on remplace le menu en soirée par une courte carte de plats de saison magnifiquement présentés et élaborés par le chef Adam Martin (Chez l’Épicier, Miel, Taverne 1909).

Pour accompagner la boustifaille, une jolie carte de vins d’importation privée mettant en valeur les produits nature et bios, ou des cocktails faits avec sirops maison.

Le local est moderne et dépourvu de télé. L’ambiance, elle, y est festive et beaucoup plus intime que les autres bars du coin. C’est le genre d’endroit qu’on fréquentera qu’on ait un spectacle au Centre Bell ou non.

Le Bazarette n’a pas d’adresse. Voici les coordonnées à mettre sur Google Map 45°29’44’’ N 73°34’14’’ W pour s’y rendre.

Ouvert du lundi au samedi dès 7h.

La Brasserie Saint-Denis a cédé sa place à un nouveau restaurant: le Medina, dirigé par les propriétaires de la Rose des Sables dans Rosemont, «apportez-votre vin» bien connu des amoureux de cuisine tunisienne.

Ouvert depuis le 13 septembre, le décor ne fait aucun doute, lumières et salon aux multiples coussins, évoque les plaisirs du Moyen-orient. Dans l’assiette, idem, c’est un voyage pour les papilles. Des petits mezzes (servis en entrées par 3, 20$), assortiments de hummus, petites olives, et même harissa à saucer avec du pain maison, tout est bon.

Notre coup de coeur va pour la brick à l’oeuf, classique tunisien s’il en est, croustillant et gras comme il faut. Les tajines (entre 18 et 26$) sont très bien exécutés, une mention spéciale pour le couscous, ultra léger et fin. Spécialité de la maison, la fameuse gargoulette (26$), communément appelée plat des Seigneurs du Sahara. Il s’agit d’un gigot d’agneau mijoté longuement avec des épices dans une jarre d’argile qui fleure bon le cumin, la cannelle et la coriandre, à la fois tendre et savoureux.

Ne partez pas sans siroter un cocktail signature de la maison, le fameux Rose des Sables, délicatement parfumé à la rose et doux à souhait. L’adresse vaut le détour pour une parenthèse dépaysante.

Un nouveau bouchon à la sauce québécoise plus que charmant vient de débarquer dans Rosemont, gracieuseté de l’équipe derrière la Chasse-Galerie.

C’est tout petit, c’est chaleureux, c’est généreux, on a envie de partager, on s’y sent bien, comme si c’était déjà un classique, à l’image de la célèbre chanson de Philippe Lafontaine.

Dans l’assiette, une cuisine du marché aux inspirations méditerranéennes mettant en vedette les produits locaux. Du «Premier couplet» au «Refrain», ou autrement dit de l’entrée aux accompagnements, tout est fait maison.

Lors de notre visite éclair, on a profité du divin plat de tomates ancestrales, halloumi et maïs grillé : coloré, frais, entrainant un peu d’été dans l’automne qui se fait de plus en plus froid. Plus de saison, on a aussi bien adoré la tartiflette aux cressons, citron, coeurs et gésiers de canard à la moutarde. Assaisonnement parfait, acidité légère et pas trop grasse.

Le Vieux-Port a maintenant son izakaya et il mérite d’être pris bien au sérieux. Dirigé par l’équipe du Birru, de l’Escondite et du Habanera, le Hanzo nous fait pénétrer dans l’univers du film Kill Bill, plus précisément de la scène de combat Crazy 88. Ici, sabres, lanternes, quelques néons et bois bruts se côtoient.

C’est vaste, c’est branché, le long bar est invitant. Ça porte à boire. Pour se désaltérer, des bières asiatiques, des cocktails maison originaux comme le Pretty Rcki ( gekkeikan, falernum, mandarin, orange sanguine, bière de gingembre) ou le Gogog Yobari (calvados, thé des bois, poivre des dunes, vin togarashi, citron). Délicieux! Amateurs de saké? Ah! On y offre une surprenante sélection de bouteilles en importation privée que vous fera découvrir avec passion l’ultra sympathique gérante Yuri Koshiyama-Chia.

Pour manger, on a droit à un menu inspiré de la cuisine de rue, mais élevé par le chef Nick Liu du célèbre restaurant DaiLo à Toronto. Ce n’est pas du «finger food», mais une cuisine japonaise dite à la fois «fine et décontractée». Espérons cependant que vous n’êtes pas végé, puisqu’il y a principalement de la viande et du poisson au menu.

On se régale des classiques takoyaki, ces beignets de pieuvre frits dans lesquels on retrouve ici cheddar, tempura, jalapeño et furikake (assaisonnement japonais), puis des poissons crus d’une fraîcheur exceptionnelle présentés simplement, souvent dans la sauce ponzu.

On vous suggère sinon le poulet frit Konbini avec sa panure légère et bien assaisonnée, l’ultra tendre Briskito - «un petit coucou à Montréal», dit Yuri -, un jouissif brisket de boeuf parfaitement cuit qui se défait tout seul et qu’on trempe dans un aïoli au miso et Karachi avec du pikliz, condiment haïtien.

Envie d’une (nécessaire) verdure? Commandez la salade Hanzo (mache, kumquat confit, oignon vidalia, orange, vinaigrette au yuzu & cayenne). Le mélange des saveurs est harmonieux. Laissez faire, par contre, le Gomae (gai lan à la vinaigrette au sésame noire) qui était amer et froid.

On y retourne pour y festoyer en groupe ou juste pour passer un bon moment avec un ami, installé au comptoir.

Avec la collaboration d’Elsa Vecchi.