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19/01/2020 15:28 EST

Le mur de Trump est bien parti pour devenir le plus cher du monde

Le mur voulu par Donald Trump à la frontière avec le Mexique est bien parti pour atteindre les 11 milliards de dollars (environ 14,4 milliards de dollars canadiens).

ASSOCIATED PRESS
La facture du mur de Trump devrait atteindre 11 milliards de dollars.

Fermer les frontières coûte cher. Alors que Donald Trump s’égosille sur Twitter face à son procès en destitution, dont l’acte d’accusation a été envoyé au Sénat jeudi 16 janvier, certaines administrations font les comptes.

Comme le relaie la radio publique américaine NPR, le U.S. Customs and Border Protection (le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis), en charge de la construction du mur à la frontière mexicaine, a récemment publié des données sur le coût du projet particulièrement chéri du président.

Résultat depuis que Donald Trump a pris ses fonctions à la Maison-Blanche, le coût de la livraison du mur a atteint 11 milliards de dollars, soit 14,5 millions de dollars canadiens du kilomètre. De fait, explique le géographe Reece Jone cité par la radio américaine, cette facture ferait du mur de Donald Trump le mur le plus cher du monde. Une soixantaine de murs ont été érigés dans le monde. 

Route et portes automatiques

En comparaison, la barrière érigée pendant l’ère Bush revenait à 4 millions de dollars (5,2 millions de dollars canadiens) par mile. Quant au mur construit par Israël dans la bande de Gaza, il peut revenir jusqu’à 3,1 millions de dollars du kilomètre.

Pour justifier ce coût important, un représentant du U.S. Customs and Border Protection évoque les différentes installations associées au mur comme les caméras de surveillance et l’éclairage, mais surtout la construction d’une route accessible en toute circonstance.

Des portes automatiques à 1 million de dollars l’unité ont également été installées afin de permettre le passage à différents endroits de la frontière. Enfin, la construction doit aussi composer avec l’environnement et la géographie des lieux, à l’instar de canaux qui se jettent dans le Rio Grande, mais aussi les propriétaires terriens.

Pour les zones privées sur lesquelles le gouvernement souhaite construire, il doit obligatoirement passer par la case tribunal. Un paramètre qui fait grimper la douloureuse et entraîne des retards. Selon NPR, le projet a désormais plusieurs mois de retard. 

À l’avenir, la facture pourrait encore s’allonger. Le ministère de la Sécurité intérieure a demandé au ministère de la Défense de trouver des fonds pour près de 430 kilomètres de mur supplémentaires. Selon le ministère, ils doivent permettre de bloquer les itinéraires de divers trafiquants de drogues sur des terrains fédéraux. La demande est pour l’instant étudiée par le Pentagone. 

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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