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26/01/2021 15:57 EST | Actualisé 26/01/2021 16:00 EST

Mort du Mi'kmaq Rodney Levi: aucune accusation contre des policiers

Il avait été abattu par la police dans la soirée du 12 juin à Miramichi.

Stephen MacGillivray/PC
Marche en l'honneur de Rodney Levi à Red Bank, au Nouveau-Brunswick, le 19 juin 2020.

FREDERICTON — Les Services des poursuites publiques du Nouveau-Brunswick ont déterminé qu’aucune accusation ne serait déposée contre des policiers de la GRC impliqués dans la mort par balle du Mi’kmaq Rodney Levi l’été dernier.

Les Services des poursuites publiques du Cabinet du procureur général ont indiqué dans un communiqué que les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avaient «respecté la loi afin de protéger les résidents», après avoir répondu à une plainte concernant des troubles.

M. Levi, de la communauté mi’kmaq de Metepenagiag, a été abattu par la police dans la soirée du 12 juin à Miramichi. Les policiers répondaient à une plainte concernant des incidents à une résidence privée.

La mort de M. Levi est survenue quelques jours après celle de Chantel Moore, une Autochtone de 26 ans abattue par la police d’Edmundston, toujours au Nouveau-Brunswick, lors d’un «contrôle de santé mentale» dans une résidence.

C’est le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) du Québec qui avait été chargé de faire la lumière sur ces deux décès, parce que le Nouveau-Brunswick ne dispose pas d’une telle «police des polices». Le BEI a indiqué qu’il avait transmis le 16 décembre ses deux rapports aux Services des poursuites publiques et au coroner en chef du Nouveau-Brunswick.

Le coroner en chef, Jérome Ouellette, a d’ailleurs annoncé mardi que l’enquête sur le décès de M. Levi devrait débuter le 4 octobre. L’endroit exact où se tiendra l’enquête ainsi que le nom du coroner qui la présidera seront annoncés à une date ultérieure, indique-t-on.