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25/06/2019 15:53 EDT | Actualisé 25/06/2019 15:59 EDT

Michel Cadotte ne fera pas appel de sa peine

L'homme a écopé d'une peine de deux ans moins un jour pour avoir étouffé son épouse, qui était atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Paul Chiasson/La Presse canadienne
Michel Cadotte a été reconnu coupable d'homicide involontaire.

Après la Couronne, c’est au tour de Michel Cadotte d’annoncer qu’il n’ira pas en appel de la peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour qui lui a été imposée pour avoir mis fin aux jours de sa femme souffrant d’Alzheimer.

Son avocate, Elfriede Duclervil, a confirmé mardi cette décision de son client.

L’homme de 58 ans avait été reconnu coupable par un jury d’homicide involontaire. Il avait étouffé sa femme, Jocelyne Lizotte, avec un oreiller.

Après un procès suivi avec attention au Québec, Michel Cadotte avait été condamné à la fin du mois de mai à deux ans de prison moins un jour, à trois ans de probation et à 240 heures de travail communautaire.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait fait savoir la semaine dernière, dans un communiqué laconique, qu’il ne ferait pas non plus appel de la peine.

Mme Lizotte, âgée de 60 ans, était hébergée dans un centre de soins de longue durée. Elle ne pouvait plus parler ni prendre soin d’elle-même.

La Couronne avait plaidé que Michel Cadotte avait eu l’intention de tuer sa femme, à qui il ne pouvait plus donner des soins par lui-même.

Les avocats de la défense soutenaient pour leur part que leur client souffrait de dépression et avait agi de façon impulsive, le 20 février 2017.

La Couronne avait réclamé une peine de prison de huit ans, évoquant la vulnérabilité de la victime et la nature violente de sa mort. La défense avait recommandé une peine de prison entre six et douze mois, étant donné que l’homme disait avoir agi pour mettre fin aux souffrances de sa femme.

Lors du procès, on a appris que M. Cadotte avait tenté d’obtenir l’aide médicale à mourir pour sa femme un an plus tôt. Elle n’était toutefois pas admissible, puisqu’elle n’était pas considérée en fin de vie et qu’elle ne pouvait pas donner son consentement. Ils étaient mariés depuis 19 ans.

Le cas de Mme Lizotte a d’ailleurs alimenté la réflexion sur les critères d’accès à l’aide médicale à mourir.