POLITIQUE
14/09/2020 11:44 EDT | Actualisé 15/09/2020 13:00 EDT

Pascal Bérubé porte plainte après avoir reçu des menaces sur Twitter

Le message mentionnait également la conjointe du chef intérimaire du Parti québécois, l'animatrice Annie-Soleil Proteau.

Denis Beaumont/La Presse canadienne
Le chef intérimaire du Parti québécois Pascal Bérubé n'a pas digéré qu'un internaute mentionne sa conjointe Annie-Soleil Proteau dans un message menaçant.

Le chef intérimaire du Parti québécois Pascal Bérubé a porté plainte à la Sûreté du Québec (SQ) après avoir reçu un message menaçant sur Twitter, lundi matin.

«Vous et votre conjointe ne pourrez plus marché dans les rue bientôt (sic)», pouvait-on lire dans le message dont M. Bérubé a partagé une capture d’écran en matinée. L’auteur y accusait le politicien d’être un «traître à la nation» et «vendu au mondialisme».

Invité par plusieurs internautes à porter plainte, M. Bérubé a confirmé à l’Assemblée nationale qu’il avait rapporté le message à la SQ et que le corps policier allait ouvrir une enquête.

«J’ai la couenne plutôt dure, mais là on vient d’embarquer ma conjointe là-dedans, là, je vois rouge, et là je peux vous assurer que, là, on vient d’atteindre une autre dimension», a-t-il lancé.

Questionné sur la réaction de sa conjointe, l’animatrice Annie-Soleil Proteau, M. Bérubé a affirmé ne pas pouvoir répéter en chambre les propos de cette dernière. 

«Vous la connaissez, elle a du caractère. Je me demande si elle ne serait pas plus dangereuse pour l’individu si elle s’en occupait elle-même», a-t-il poursuivi, mentionnant que Mme Proteau «a été élevée dans Hochelaga» et «a, ce qu’on appelle, comme dans la série C’est comme ça que je t’aime, des méthodes montréalaises».

 Après la sortie de M. Bérubé, la personne derrière le compte @TopspeedSimula1, qui se cache derrière le pseudonyme Lys Patriote, a publié un tweet d’excuse.

«Je voudrais m’excuser pour un Tweet que certaine personne on trouvé menacant. Ce n’est pas ça je voulais exprimer que l’opposion ne fait pas sa job», a-t-il écrit dans un français douteux.

Arruda et Legault aussi visés

Le mois dernier, le directeur national de santé publique du Québec Horacio Arruda avait également porté plainte à la SQ quand son adresse personnelle a été diffusée sur les réseaux sociaux pour l’intimider. Cette pratique, courante sur les réseaux sociaux, est appelée «doxing».

À l’instar de M. Bérubé, le Dr Arruda avait expliqué qu’il portait plainte pour protéger sa famille: «Qu’on s’attaque à moi, ça va, mais qu’on s’attaque à ma famille... disons que pour moi c’était un réflexe de roi lion qui veut protéger ses enfants.»

La semaine dernière, la SQ avait aussi ouvert une enquête concernant des menaces de mort à l’endroit du premier ministre François Legault.

Contacté par le HuffPost Québec, un porte-parole du Parti libéral du Québec a indiqué qu’aucun député n’avait eu à porter plainte pour des menaces du genre depuis le début de la pandémie, même s’ils ne sont pas étrangers aux messages injurieux, racistes ou sexistes.

«Personne ne devrait subir de la discrimination ou du harcèlement sur les réseaux sociaux. Qu’il s’agisse de messages déplacés, sexistes ou haineux, de tels propos sont inacceptables et n’ont pas leur place dans notre société. Nous encourageons les victimes de menaces à dénoncer», a ajouté le porte-parole de l’opposition officielle.