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11/12/2019 07:19 EST

Rémunération: les médecins spécialistes entérinent l'entente

La présidente de la Fédération des médecins spécialistes espère qu'on pourra maintenant «tourner la page».

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Diane Francoeur.

La hache de guerre semble enterrée entre le gouvernement du Québec et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ).

Mardi soir, les délégués de la fédération qui représente une dizaine de milliers de médecins ont approuvé à 88 pour cent l’entente de principe sur leur rémunération qui avait été conclue il y a près d’un mois avec le gouvernement.

Cette entente prévoit le remboursement d’une partie des augmentations salariales qui avaient été consenties aux médecins spécialistes par l’ancien gouvernement du Parti libéral (PLQ).

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé récemment que le remboursement permettrait au trésor québécois de récupérer environ 500 millions $ par année. En campagne électorale, le chef de la CAQ, François Legault, a fréquemment dit que les médecins spécialistes québécois étaient beaucoup trop payés et il s’était engagé à récupérer 1 milliard $ de leur rémunération annuelle, qui avoisine les 5 milliards $.

Cet automne, le premier ministre a préféré dire que la rémunération des médecins spécialistes du Québec devait diminuer de 9 pour cent pour équivaloir à celle de leurs collègues des autres provinces canadiennes.

Lors d’une déclaration à des médias d’information mardi soir, la présidente de la FMSQ, Diane Francoeur, a déclaré être très contente de l’appui significatif à l’entente. Elle a ajouté qu’elle avait hâte de tourner la page et de mettre fin aux disputes.

Lors de l’annonce de la conclusion de l’entente de principe, Diane Francoeur a dit avoir obtenu du gouvernement l’assurance que la totalité des sommes dégagées au chapitre de la rémunération serait consacrée à améliorer les soins aux patients. En parallèle, un institut de la pertinence devrait être formé afin de revoir le bien-fondé des actes médicaux.