POLITIQUE
25/08/2019 16:00 EDT | Actualisé 25/08/2019 16:01 EDT

Maxime Bernier lance la campagne du Parti populaire en Beauce

L’immigration et le débat des chefs sont les deux thèmes qui ont monopolisé l’attention des partisans et des candidats rassemblés.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

SAINTE-MARIE, Qc — Maxime Bernier a officiellement lancé, dimanche, la première campagne nationale de son Parti populaire du Canada (PPC) dans son fief de la Beauce. L’immigration et le débat des chefs sont les deux thèmes qui ont monopolisé l’attention des partisans et des candidats rassemblés au Centre Caztel de Sainte-Marie, décoré de rouge et de bleu pour l’occasion.

Avant même que les discours ne débutent, la foule de quelques centaines de personnes a réchauffé l’atmosphère en scandant en cœur «Liberté!» et «Au débat!». Leur chef tente encore d’obtenir sa place aux débats des chefs télévisés.

D’ailleurs, Maxime Bernier s’est adressé directement au commissaire David Johnston qui doit déterminer si la Commission des débats des chefs invitera ou non le fondateur du PPC.

«Entendez-vous M. Johnston? Je suis prêt à débattre, à offrir un véritable choix aux Canadiens. C’est important que l’on soit là, c’est important pour le respect de la démocratie», a-t-il plaidé devant ses partisans en liesse.

D’après M. Bernier, les autres grands partis politiques refusent de débattre avec lui parce qu’ils ont peur de la croissance de ses appuis et surtout parce que le PPC défend des idées différentes et qu’il fait les choses autrement.

Le rassemblement a débuté par une interprétation du Ô Canada, puis les candidats Baljit Singh Bawa, dans Brampton-Centre en Ontario, et Julie Lavallée, dans Montarville au Québec, ont partagé les raisons de leur attachement envers le PPC avant l’arrivée triomphale du chef dans l’aréna de Sainte-Marie.

Maxime Bernier a insisté sur la volonté du PPC de réduire la taille de l’État et de la bureaucratie. Il a notamment promis d’abolir le CRTC, de privatiser Postes Canada, de diminuer le financement de Radio-Canada/CBC et d’abolir les subventions aux entreprises.

Contre «l’immigration de masse»

Au cours des derniers jours, des panneaux affichant le slogan «Dites non à l’immigration de masse» sont apparus en versions anglaises et françaises dans plusieurs provinces. Bien qu’ils affichent le nom et le visage du chef, de même que le logo du PPC, le parti maintient qu’il n’a rien à voir avec l’initiative. Toutefois, Maxime Bernier s’est dit flatté par le geste et l’approuve entièrement.

«Je suis choyé qu’un Canadien veule faire la promotion d’une de nos politiques!», a-t-il répondu en mêlée de presse en précisant que ce qu’il considère comme de «l’immigration de masse» est l’accueil de 350 000 immigrants par année, ce qui correspond à moins d’un pour cent de la population canadienne.

Député fédéral de Beauce depuis 2006, le politicien a tourné le dos au Parti conservateur du Canada pour créer sa propre formation politique l’automne dernier.