POLITIQUE
21/05/2019 16:24 EDT | Actualisé 21/05/2019 17:57 EDT

Maxime Bernier refuse de dire s'il est pour ou contre l'avortement

Le débat pourrait être rouvert sous un gouvernement du Parti populaire du Canada.

PC/Adrian Wyld

OTTAWA — Après s’être présenté comme un défenseur des libertés individuelles, le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, sème maintenant le doute quant à sa position personnelle sur l’avortement.

De passage à Québec pour y présenter près d’une dizaine de candidats, l’élu de Beauce a déclaré mardi que son parti n’a “pas de position là-dessus”. Pour sa part, il a refusé de dire devant les journalistes s’il est “pro-vie” ou “pro-choix”.

M. Bernier n’exclut pas un débat sur le droit à l’avortement à la Chambre des communes si l’un de ses futurs députés décide de déposer un projet de loi là-dessus.

En entrevue à LCN, le chef du PPC a martelé que le droit à l’avortement existe et va continuer d’exister.

Il se donne le droit de décider “en temps et lieu” s’il votera pour ou contre un potentiel projet de loi qui viendrait restreindre le droit des femmes à l’avortement.

 

Par le passé, M. Bernier a voté contre les motions et les projets de loi de ses anciens collègues conservateurs qui auraient donné des droits aux foetus. Il a aussi déjà participé à de nombreux défilés de la fierté gaie.

Pour ces raisons, la Campaign Life Coalition, un lobby anti-avortement, a signalé M. Bernier comme un candidat qu’elle considère indésirable.

Des gains à Québec?

Le chef du PPC croit que la région de Québec, qui a voté en majorité pour le Parti conservateur du Canada en 2015, pourrait être un terreau fertile pour son nouveau parti.

C’est à cet endroit qu’il a décidé d’annoncer sa première vague de candidats, huit de la région de Québec et un de l’Est-du-Québec.

Le plus connu du lot reste l’ex-syndicaliste Ken Pereira, qui s’est fait remarquer pour ses révélations lors de la commission Charbonneau. Il sera candidat dans la circonscription de Portneuf-Jacques-Cartier.

Pas de «quotas» féminins

Or, le PPC ne présente qu’une seule femme candidate dans la région de Québec - Alicia Bédard, dans Beauport-Limoilou. Questionné à ce sujet, M. Bernier a répondu qu’il ne s’est pas fixé de “quotas”.

Il soutient que certaines femmes ont “d’autres priorités” que de se lancer en politique, sans mentionner lesquelles.

Par ailleurs, son parti ne fera “pas d’efforts à outrance pour recruter des femmes ou recruter des gens d’autres origines”, a-t-il ajouté. Il croit que c’est la compétence qui doit primer avant tout.