POLITIQUE
04/09/2019 11:06 EDT

Maternelles 4 ans: la priorité ira aux milieux défavorisés

Une victoire à l’arraché pour les partis d’opposition.

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Le déploiement des maternelles 4 ans partout au Québec s’effectuera en priorité en milieu défavorisé.

Cette façon de procéder sera inscrite dans le projet de loi 5, présentement rendu à l’étape de l’étude article par article, piloté par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Il s’agit là d’une victoire à l’arraché des partis d’opposition, qui s’étaient ligués pour venir à bout de l’«entêtement» du ministre Roberge.

En début de soirée mardi, la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, a convoqué les médias pour clamer sa fierté d’avoir réussi à faire «reculer le ministre» sur cet «enjeu fondamental» du déploiement à venir du réseau de maternelles 4 ans, après une quinzaine d’heures de discussions.

«La ténacité finit par payer», a commenté Mme Hivon, affirmant que le ministre avait finalement accepté d’amender son projet de loi de manière à privilégier les milieux défavorisés.

La promesse électorale de la Coalition avenir Québec (CAQ) était de déployer la maternelle 4 ans universelle et facultative sur tout le territoire du Québec en cinq ans, afin notamment de mieux dépister les problèmes d’apprentissage des tout-petits.

En chiffres

- En campagne électorale, la CAQ avait promis de créer 5000 classes de maternelle 4 ans à temps plein durant son mandat. Cet engagement a depuis été révisé à environ 3200 classes.

- Le coût de chaque nouvelle classe est estimé à 800 000 $.

- En principe, 644 classes doivent être offertes durant l’année scolaire en cours.

- L’an dernier, on comptait 394 classes en milieu défavorisé.

En entrevue téléphonique, le ministre Roberge a cependant tenu à nuancer la victoire de l’opposition.

Il a insisté pour dire que les maternelles 4 ans seraient implantées «d’abord» en milieu défavorisé, «mais pas exclusivement».

Les maternelles 4 ans seront donc créées en milieu défavorisé «dans la mesure du possible».

Il s’est dit content d’avoir réussi à dénouer «l’impasse» constatée avec l’opposition et s’est dit confiant de pouvoir dès lors faire adopter rapidement son projet de loi.

Parallèlement, les 250 classes prévues cet automne, dont 125 sur l’île de Montréal, sont fonctionnelles, assure le ministre. «On refuse des inscriptions», a-t-il fait valoir, pour montrer que le réseau répond à un besoin.

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