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18/08/2020 13:52 EDT | Actualisé 18/08/2020 13:58 EDT

Le masque probablement obligatoire jusqu’à l’arrivée d'un vaccin, dit Arruda

Le directeur national de santé publique n'exclut pas de l'imposer pour certaines activités extérieures.

SEBASTIEN ST-JEAN via Getty Images
Le port du masque risque de faire partie des habitudes des Québécois pendant encore plusieurs mois.

La baisse importante du nombre de nouveaux cas de COVID-19 enregistrés ces derniers jours ne signifie pas pour autant que les Québécois pourront ranger leurs masques de sitôt.

Tout indique que le port du couvre-visage demeurera obligatoire dans les lieux publics fermés et les transports en commun jusqu’à ce que la science ait trouvé une solution efficace, tel un vaccin, pour mettre en échec la maladie, a confirmé mardi le Dr Horacio Arruda.

«Ça va être difficile de vous dire qu’on va l’arrêter tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas des mesures nécessaires comme par exemple l’apparition d’un vaccin», a déclaré le directeur national de santé publique lors d’un point de presse pour présenter le plan de Québec pour préparer le réseau de la santé à une éventuelle deuxième vague d’infections.

Interrogé sur l’imposition du port du masque en extérieur ailleurs dans le monde, notamment dans certains quartiers de Paris, le Dr Arruda s’est montré prudent. Sans exclure de rendre le couvre-visage obligatoire dans «les endroits où on pense que le deux mètres ne pourra pas être respecté», comme certains rassemblements, il a rappelé que le port du masque n’était pas une panacée.

«Il ne faudrait surtout pas que le port du masque obligatoire vienne remplacer la distanciation de deux mètres», a-t-il martelé.

Un virus sournois

Le Dr Arruda a réitéré l’importance de ne pas se complaire dans la baisse des nouveaux cas de COVID-19 recensés ces derniers jours à travers la province.

Il a justifié le maintien de l’exigence du couvre-visage en rappelant que le virus rôdait toujours et qu’un relâchement des mesures sanitaires pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Ryan Remiorz/La Presse canadienne
Le Dr Arruda affirme avoir observé une baisse de la fréquence du lavage des mains au sein de la population québécoise depuis l'imposition du port du masque dans les lieux publics fermés.

«C’est quand on baisse notre garde qu’on permet au virus de reprendre et de flamber», a-t-il affirmé. «La quantité de protection que peut apporter le masque en diminuant la génération de cas est importante parce que chaque cas en génère d’autres, qui en génèrent d’autres, qui en génèrent d’autres...»

Des propos qui font échos à ceux tenus la semaine dernière par la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’Agence de santé publique du Canada.

Alors que les autorités fédérales anticipent de nouvelles éclosions de la maladie jusqu’en janvier 2022 sans l’arrivée d’un vaccin efficace, la Dre Tam a souligné l’importance de maintenir les taux de transmission au plus bas pour s’adapter à cette «nouvelle réalité qu’est la vie avec ce virus».

Une accélération rapide de la propagation pourrait submerger le système de santé, ce qui pourrait faire grimper le taux de mortalité chez les personnes atteintes, a-t-elle évoqué.

«C’est un virus qui va nous frapper par en arrière. Il s’agit qu’on relâche un peu», a illustré le Dr Arruda mardi, utilisant une autre de ses colorées métaphores. 

«En ce sens-là, j’invite tous les Québécois à continuer le lavage de mains, la distanciation et le port du couvre-visage, jusqu’à ce qu’on vous dise “c’est derrière nous”.»

Et ça, chose certaine, ce n’est pas pour demain.

À voir également: l’obligation du port du masque respecte la Charte

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