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27/01/2021 14:25 EST | Actualisé 27/01/2021 14:26 EST

Masques N95: l'INSPQ révise ses recommandations

L’INSPQ soutient maintenant qu’un tel appareil «peut être envisagé» dans le cas d’une éclosion de COVID-19 «non contrôlée».

Liliboas via Getty Images

MONTRÉAL — Le Comité des infections nosocomiales de l’Institut national de santé publique (INSPQ) a révélé mercredi qu’il révisait ses recommandations quant à l’usage des Appareils de protection respiratoire (APR) de type N95.

Le comité de l’INSPQ soutient maintenant qu’un tel appareil “peut être envisagé” dans le cas d’une éclosion de COVID-19 “non contrôlée”.

Le comité publie du même souffle un “outil d’aide à la décision” quant au port d’un appareil de type N95. Il y ajoute que “les précautions additionnelles en vigueur sont sécuritaires et doivent être renforcées en tout temps”.

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente 76 000 membres, estime que cette nouvelle recommandation du comité de l’INSPQ contrevient à l’ordonnance de juin 2020 du directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qu’elle conteste devant les tribunaux. En conséquence, elle demande que cette ordonnance soit abrogée.

La FIQ et des syndicats contestent l’ordonnance du Dr Arruda visant à restreindre l’usage des masques N95 dans les établissements de santé aux interventions médicales qui génèrent des aérosols.

La Cour d’appel vient de rendre une décision dans ce contexte, mais il ne s’agit pas d’une décision sur le fond. En effet, les parties se retrouvent depuis l’été dernier devant différentes instances, pour débattre de requêtes et débattre du palier de tribunal approprié pour trancher.

L’organisation syndicale, qui représente la majorité des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes au Québec, voudrait que l’accès aux masques N95 soit élargi, et que les professionnelles en soins puissent exercer leur jugement quant à leurs besoins à ce chapitre.

L’audition de la cause a débuté devant le Tribunal administratif du travail, puis aussi en Cour supérieure.

La Cour supérieure avait statué, en novembre dernier, que le Tribunal administratif du travail détenait une juridiction exclusive en matière de santé et sécurité au travail et que celle-ci ne pouvait être contournée ni court-circuitée.