POLITIQUE
21/08/2020 13:48 EDT | Actualisé 21/08/2020 14:39 EDT

La population ne fait plus confiance à Marguerite Blais, selon le PLQ

La ministre a dit qu'on ne pouvait lui imputer les décisions prises par le passé, mais a reconnu une part de responsabilité.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Marguerite Blais (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)

QUÉBEC — La population ne fait plus confiance en la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a dit l’opposition officielle vendredi, sans aller jusqu’à demander clairement sa démission.

“Est-ce que je suis en cour?”, a demandé Mme Blais, malmenée par les oppositions.

La ministre ne maîtrise pas ses dossiers, a dénoncé le Parti libéral (PLQ), qui lui reproche le bilan désastreux dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), mais aussi l’explosion des coûts pour les projets de Maisons des aînés, une des promesses phares de la CAQ.

La députée libérale Monique Sauvé a d’ailleurs donné des cas éloquents en commission parlementaire.

Par exemple, à Trois-Rivières, le terrain d’un ancien Canadian Tire a été payé 2,8 millions $. à Saint-Amable, en Montérégie, deux terrains dont l’évaluation municipale était de 781 000 $ ont été achetés pour 1,3 million $. Un autre, à Coaticook, évalué à 299 000 $, a été payé 570 000 $. À Saint-Martin, en Beauce, un terrain évalué à 66 000 $ a été acquis pour 160 000 $. À Carignan, également en Montérégie, une promesse d’achat a été fait pour un terrain évalué à 560 000 $ sans prévoir le montant qui sera déboursé.

Mme Blais n’a pas été mesure de valider ces données, c’est un sous-ministre qui a apporté des précisions.

“J’entends que la population n’a plus très confiance en la ministre et elle a un grand travail à faire pour rétablir cette confiance”, a déclaré la députée libérale Monique Sauvé en conférence de presse vendredi après une commission parlementaire où la ministre a été malmenée.

“Moi, je représente les citoyens et quand je les entends dire qu’ils n’ont plus confiance en elle, j’ai pas mal le goût de les suivre.”

«On ne peut pas m’imputer une histoire qui ne m’appartient pas»

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a dit qu’on ne pouvait lui imputer les décisions prises par le passé, mais a reconnu une part de responsabilité.

Du même souffle, elle a concédé qu’elle regrettait d’avoir voté en faveur du budget du gouvernement libéral en 2015, qui comportait des compressions importantes en santé publique. Elle était alors députée libérale et avait été auparavant ministre responsable des Aînés.

En commission parlementaire vendredi à Québec, elle a dû aussi défendre le choix de construire des Maisons des aînés dans les Laurentides plutôt qu’à Montréal, où la liste d’attente pour une place est plus longue.

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