POLITIQUE
09/10/2019 14:23 EDT

Manif sur le pont Jacques-Cartier: Legault blâme QS

Mais loin de s’amender, Québec solidaire est passé en mode attaque, en assumant sa différence et en réaffirmant son refus catégorique de condamner le type de moyens privilégiés par les militants écologistes.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
Le premier ministre François Legault (photo d'archives)

QUÉBEC — Le gouvernement Legault a condamné mercredi l’attitude de Québec solidaire, accusé de cautionner le geste des militants écologistes qui ont escaladé la veille le pont Jacques-Cartier, paralysant la circulation pendant des heures dans la région de Montréal. 

Mais loin de s’amender, Québec solidaire est passé en mode attaque, en assumant sa différence et en réaffirmant son refus catégorique de condamner le type de moyens privilégiés par les militants écologistes.

Québec solidaire est le seul des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale à ne pas avoir dénoncé le moyen choisi par l’organisation Extinction Rébellion pour faire prévaloir son point de vue.

«Contrairement aux autres partis politiques, on ne va pas cracher sur ces gens-là», a dit d’emblée le leader parlementaire de Québec solidaire et député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, en point de presse, contrarié de voir le premier ministre et plusieurs ministres attaquer sa formation politique sur ce point.

Une des trois personnes arrêtées par la police pour avoir escaladé le pont en vue de sensibiliser la population à la crise climatique était une militante et organisatrice électorale de Québec solidaire, Chantal Poulin, une enseignante au secteur primaire.

Quel modèle cette enseignante offre-t-elle aux enfants?, s’est interrogé le premier ministre, en mêlée de presse mercredi.

M. Legault a demandé à la coporte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, de «clairement condamner» le moyen d’action pris par les militants écologistes, «un geste illégal» et dangereux.

Mais selon Gabriel Nadeau-Dubois, le gouvernement ne cherche qu’à faire diversion, et à faire oublier sa «climato-passivité» dans la lutte aux changements climatiques.

«La planète est en train de cramer», et tout ce qui importe pour le gouvernement «c’est l’attitude de Québec solidaire», a-t-il fait valoir.

La position de Québec solidaire consiste à dire que si le moyen d’action est pacifique, il est acceptable.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, et le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, ont tous deux dénoncé sans réserve la position de Québec solidaire.