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5 maisons historiques fascinantes au Québec

Vous aimez les «shoebox», mais connaissez-vous leur histoire singulière?

On n’a rien contre les nouvelles constructions, mais la véritable richesse architecturale québécoise se trouve dans le passé. La nouvelle série télé Nos Maisons passe en revue l’histoire de nos petits nids, du bungalow au shoebox, en passant par le loft, la maison de vétéran, la victorienne ou la maison québécoise. Découvrez cinq magnifiques maisons historiques qui tiennent toujours debout au Québec (et qui seront présentées à l’émission).

1. La Maison au Bord-du-Lac (Dorval, Montréal)

La Maison au Bord-Du-Lac de l’architecte Henri Cleinge, située dans le secteur de Dorval, présente une magnifique extension contemporaine, qui a été annexée à une résidence ancestrale d’inspiration française. Mariant ainsi deux époques architecturales, l’agrandissement permet d’accueillir une famille élargie (grands-parents, parents, enfants...) où chacun peut se côtoyer au quotidien, tout en ayant son espace privé pour obtenir un peu d’intimité.

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2. La Maison sur Alma (Petite Italie, Montréal)

Située dans la Petite-Italie, cette résidence a souvent été citée en exemple lorsque vient le temps de parler de modernisation et d’agrandissement de maison type «shoebox». Le deuxième étage, réalisation de l’architecte Paul Bernier, a été ajouté en recul par rapport à la maison d’origine, permettant de faire cohabiter avec harmonie l’ancien et le nouveau. La sobriété de l’ajout contemporain permet également de mettre en valeur la superbe façade en briques du rez-de-chaussée.

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3. Le Tetris (Rosemont, Montréal)

Défi relevé avec brio : agrandir une résidence appartenant à la grande famille des maisons de guerres et de vétérans, sans pour autant dénaturer la volumétrie initiale (une caractéristique essentielle pour ne pas briser l’uniformité qu’on retrouve avec le voisinage).

L’architecte Catherine Milanese, de la firme MOA, a opté pour un ajout contemporain sur le côté et vers l’arrière de la résidence originale, avec une facture architecturale qui contraste avec l’existant composé de briques rouges. La lumière à l’intérieur est superbe.

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4. Le Musée Laurier (Victoriaville)

Devenue un musée, l’ancienne résidence de Wilfrid Laurier permet de nous plonger dans la bourgeoisie de la fin du 19e siècle. Bâtie d’après les plans de l’architecte Louis Caron Sr., la maison est majestueuse avec ses papiers peints colorés, son mobilier d’époque et son architecture issue du courant victorien.

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5. La Maison Imbeau (Île d’Orléans)

Dans l’épisode sur la « maison québécoise », nous visitons une étonnante maison d’inspiration française, érigée dans la première moitié du XVIIIe siècle à l’Île d’Orléans. C’est pratiquement un musée, un cours d’histoire en soi ! Elle a été magnifiquement préservée au fil du temps, bien que légèrement modernisée pour l’adapter aux besoins d’aujourd’hui. Les amateurs d’histoire seront ravis. Il reste très peu de résidences de ce type encore debout au Québec.

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La série Nos maisons est diffusée les lundis à 21h (depuis le 23 mars) sur la chaîne gratuite Savoir.Média et sur le web. Elle sera également en rediffusion le jeudi à 20 h, le vendredi à 7 h et 13 h, le samedi à 16 h ainsi que le dimanche à 8 h et 22 h.

6 faits étonnants sur «Nos maisons»

  • Au début de la colonie, on n’isolait pas les maisons et ce, malgré la rudesse de nos hivers…

  • Lors de leur construction, la cuisine des maisons victoriennes était au sous-sol pour éviter que les mauvaises odeurs de cuisson ne parviennent aux visiteurs…

  • Les minuscules maisons shoebox, destinées aux familles nombreuses du Québec en pleine révolution industrielle, étaient bâties de manière artisanale à partir de restants de matériaux de construction…

  • Les maisons de vétérans d’après-guerre sont les ancêtres des maisons préfabriquées et s’achetaient par catalogue…

  • L’avènement du bungalow a permis deux nouveautés aujourd’hui indissociables de la banlieue, soit le stationnement privé et le sous-sol fini…

  • Le loft, de nos jours prisé et hors de prix, a pourtant vu le jour du côté des artistes sans le sou qui n’avaient pas les moyens de se payer à la fois une maison et un atelier…