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06/01/2021 18:13 EST

Une longue pandémie pourrait nourrir l'extrémisme, indique un rapport

Le document préparé par l’équipe de recherche du ministère de la Défense nationale expose une série de défis politiques, économiques et sécuritaires qui pourraient émerger en fonction de la durée de la pandémie.

Ivan-balvan via Getty Images

OTTAWA — Plus la pandémie de COVID-19 fera rage longtemps, plus l’extrémisme de droite et d’autres menaces envers le Canada et le monde pourraient se renforcer, selon un nouveau rapport du ministère de la Défense nationale.

Le document préparé par l’équipe de recherche du ministère expose une série de défis politiques, économiques et sécuritaires qui pourraient émerger — ou devenir plus importants — en fonction de la durée de la pandémie.

À cette fin, il examine ce qui pourrait se passer dans le meilleur des scénarios, selon lequel la COVID-19 serait maîtrisée d’ici la fin de l’année, et dans le pire de cas, si la pandémie se prolongeait jusqu’en 2025.

Dans le meilleur des cas, des vaccins efficaces seraient administrés rapidement, ce qui propulserait la relance économique et augmenterait la confiance des citoyens envers les gouvernements, les organisations internationales et la science qui aurait mis fin à la pandémie.

Mais même si ce scénario optimiste se concrétisait, «nous pouvons nous attendre à ce que les États adversaires restent ceux déjà identifiés comme tels avant la pandémie, dont la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et la Russie», peut-on lire dans le rapport. 

Selon le document préparé en octobre, la même tendance se dessine pour l’extrémisme de droite, qui est déjà en augmentation dans le monde, et qui devrait continuer sa montée, surtout pendant que la pandémie demeure hors de contrôle.

Le gouvernement libéral à Ottawa a déterminé que la montée de l’extrémisme de droite et de la haine constituait une menace majeure pour le Canada, tandis que les Forces armées canadiennes ont commencé à travailler pour éliminer ce comportement et cette idéologie dans leurs rangs. 

La confiance du public envers les gouvernements, en particulier dans les démocraties comme le Canada, sera probablement affectée aussi longtemps que la pandémie perdurera, selon le rapport, tout comme la confiance envers les organisations internationales comme les Nations Unies et l’OTAN.

«Le monde continuera à connaître des conflits, quel que soit l’avenir le plus proche des événements qui se produiront dans les années à venir», ajoute le rapport.

«De toute évidence, on peut s’attendre à ce que le conflit soit plus répandu et de plus en plus violent dans une situation de référence et encore plus dans le pire des cas que dans le meilleur des cas.»

La capacité de la communauté internationale de répondre à de tels conflits, qu’il s’agisse de guerres entre pays ou à l’intérieur de ces derniers, sera également affectée par l’état de la pandémie.

«La pandémie a agi pour accélérer les tendances mondiales existantes, de sorte que plus elle se déroule longtemps et durement, plus l’impact sera grand sur la sécurité internationale», indique le rapport.

«Les planificateurs militaires seraient avisés de garder cette mesure à l’esprit lorsqu’ils envisagent les défis auxquels leurs pays et l’alliance de l’OTAN sont confrontés.»

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