POLITIQUE
11/02/2020 12:18 EST

Cession de terrains aux CSS: le PLQ somme Roberge de reculer

Les partis d'opposition montent au front pour défendre les municipalités indignées par cette disposition de la loi 40.

La Presse canadienne
Le chef de l'opposition officielle, Pierre Arcand.

QUÉBEC — Même si la loi 40 a été adoptée vendredi, le dossier est loin d’être clos, car il n’est pas trop tard pour faire marche arrière, selon les partis d’opposition.

Mardi, les trois partis d’opposition ont dénoncé le fait que le gouvernement Legault va imposer aux municipalités de céder des terrains aux futurs centres de services scolaires, et ce, sans compensation financière.

Lundi, le monde municipal, placé devant le fait accompli, a affiché son indignation, outré de la décision gouvernementale et de la façon de procéder du gouvernement, jugée cavalière et peu respectueuse.

Mardi, c’était au tour des trois partis d’opposition de revenir à la charge pour contester le volet de la loi 40 portant sur la cession de terrains ou d’immeubles. Il s’agissait d’un amendement de dernière minute au projet de loi 40, adopté sous bâillon dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon l’opposition officielle, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, doit reculer et déposer un décret ayant pour effet d’annuler l’amendement de la loi 40 portant sur la cession obligatoire de terrains et d’immeubles. C’est ce qu’a réclamé mardi en mêlée de presse le chef de l’opposition officielle, le libéral Pierre Arcand.

Quant à elle, l’opposition péquiste réclame que le ministre Roberge s’explique de toute urgence au monde municipal. La porte-parole en éducation, Véronique Hivon, interpelle aussi la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, qui doit rendre des comptes.

De son côté, Québec solidaire anticipe de graves conséquences et des années «de turbulence» sociale découlant de l’adoption de la loi 40. «C’est le début d’un grand bordel en éducation» pour les années à venir, selon le leader parlementaire solidaire, le député Gabriel Nadeau-Dubois, qui demande lui aussi au ministre Roberge de reculer, sans nourir trop d’espoir d’obtenir gain de cause.