NOUVELLES
16/09/2020 18:32 EDT

Lobbying inapproprié: l'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis réprimandé

David MacNaughton a été l'homme de confiance du premier ministre Justin Trudeau à Washington pendant trois ans et demi avant de quitter ses fonctions il y a un an.

THE CANADIAN PRESS IMAGES/Matthew Usherwood
David MacNaughton a été l’homme de confiance du premier ministre Justin Trudeau à Washington pendant trois ans et demi avant de quitter ses fonctions il y a un an.

OTTAWA — L’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis est réprimandé par l’organisme fédéral de surveillance de l’éthique pour des gestes de lobbyisme inappropriés après son départ.

David MacNaughton a été l’homme de confiance du premier ministre Justin Trudeau à Washington pendant trois ans et demi avant de quitter ses fonctions il y a un an.

Après s’être retiré du rôle d’ambassadeur, il a organisé plusieurs réunions en mars, avril et mai de cette année entre de hauts fonctionnaires, des ministres et l’entreprise Palantir Technologies Canada.

Parmi les participants aux réunions figuraient la vice-première ministre Chrystia Freeland, le ministre de l’Industrie Navdeep Bains et le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance.

Le commissaire à l’éthique Mario Dion a affirmé qu’aucun de ces responsables ne pourra communiquer avec M. MacNaughton pendant une période d’un an en raison d’un lobbyisme inapproprié.

Le milliardaire de la Silicon Valley Peter Thiel a fondé la société d’analyse de données où M. MacNaughton travaille actuellement.

Les réunions ont eu lieu alors que les gouvernements cherchaient des moyens de réaliser un suivi des contacts des personnes infectées par la COVID-19.

M. Dion a indiqué dans une décision que M. MacNaughton avait organisé des réunions avec des acteurs clés du gouvernement libéral dans le cadre d’une aide non rémunérée pour permettre à l’entreprise de participer à la réponse du gouvernement à la pandémie.

Selon M. Dion, aucune des réunions n’a abouti à un contrat pour Palantir.

Tout de même, les règles d’éthique fédérales interdisent aux anciens titulaires de charges publiques d’utiliser leurs anciens postes pour ouvrir indûment les portes du gouvernement.

Le commissaire a écrit que M. MacNaughton réalisait maintenant que ses actions avaient enfreint la loi.

«M. MacNaughton a reconnu, avec le recul, que ces communications et réunions, dans la mesure où elles auraient pu servir les intérêts de Palantir, étaient contraires» à la loi sur l’éthique, écrit M. Dion.

À VOIR AUSSI: La SQ démantèle un réseau d’arnaques amoureuses