POLITIQUE
19/06/2019 14:31 EDT | Actualisé 19/06/2019 14:31 EDT

Des libéraux admettent que Trans Mountain augmentera les émissions de GES

Mais ils défendent la décision du gouvernement Trudeau d’aller tout de même de l’avant avec le projet.

Dennis Owen / Reuters

OTTAWA — Le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain viendrait bel et bien augmenter la production de gaz à effet de serre (GES) au pays, concèdent des députés libéraux fédéraux.

Mais ils défendent la décision du gouvernement Trudeau d’aller tout de même de l’avant avec le projet et de financer la transition énergétique au pays.

Dans un rapport produit en 2016, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale prévoyait que, compte tenu de la capacité ajoutée grâce au projet, les émissions de GES en amont pourraient varier de 13 à 15 mégatonnes additionnelles par année.

Selon Équiterre, ce serait l’équivalent de l’ajout de trois millions de voitures sur les routes en termes d’émissions de GES.

Le député libéral Joël Lightbound soutient que les «objectifs» du gouvernement «restent les mêmes» malgré l’augmentation prévue de GES avec le projet Trans Mountain.

La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, ajoute que le but visé est d’assurer qu’il y ait un «plafond» d’émissions de gaz à effet de serre au terme de l’exercice.

Mardi, lors d’une séance d’information technique pour les médias, des fonctionnaires ont soutenu que les prévisions d’augmentations de GES pour Trans Mountain n’augmenteront pas au-delà de celles déjà prises en compte dans les projections nationales.

Ils ont dit croire que l’oléoduc ne viendrait pas compromettre la capacité du Canada d’atteindre les cibles de l’Accord de Paris.