DIVERTISSEMENT
03/12/2019 18:40 EST

«Le 422»: la nouvelle série fantastique et familiale de Télé-Québec

La série, qu'on pourrait être tenté de qualifier de «Stranger Things québécois», risque de séduire bien des jeunes et des moins jeunes dans le temps des Fêtes.

Télé-Québec
Mathieu Baron, Mylène Mackay, Adam Moussamih, Alexandre Perreault, Marc Beaupré et Normand D'Amour

Si vous tombiez sur une mystérieuse porte barrée à l’aide de dizaines de cadenas, à l’intérieur d’une maison abandonnée, seriez-vous tenté de l’ouvrir, ou préféreriez-vous prendre vos jambes à votre cou? Les cinq jeunes protagonistes la nouvelle série Le 422, à Télé-Québec, optent pour la première option. Mais ce choix les emporte (et nous aussi) dans une autre dimension.

Ce nouveau thriller fantastique québécois, qui sera diffusé pendant les Fêtes (tous les jours à 18h, juste avant Ciné-cadeau), se veut un rendez-vous familial, qui devrait plaire aux ados et aux préados, ainsi qu’à leurs parents. Le HuffPost Québec a pu voir quelques épisodes en primeur et discuter avec les deux auteurs, Vincent Lafortune et Benoît Lach (qui réalise également la série).

Nous pourrons donc suivre l’histoire de Lou (Alexandre Perreault) et de Sacha (Adam Moussamih), deux meilleurs amis auxquels s’est greffé Luc (Lowik Drouin), un jeune de leur école qui se fait intimider. Dans la fameuse maison abandonnée du 422, rue Sauvé, les trois garçons font la connaissance de deux soeurs, Sophie (Élizabeth Tremblay-Gagnon) et Lucie (Emma Bao Linh Tourné). Tous les cinq basculeront dans la «huitième dimension», où ils se lanceront à la recherche d’un trésor (et de la sortie!). Pour ce faire, ils devront réussir huit épreuves, dans huit univers différents. Ils feront également la connaissance de Dju (Laurie Babin), une jeune fille qui semble errer dans cet endroit depuis plusieurs années.

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Laurie Babin, Adam Moussamih, Alexandre Perreault, Lowic Drouin, Emma Bao Linh Tourné et Élizabeth Tremblay-Gagnon

Mais ils ne seront pas seuls dans cette quête. La méchante reine Holka (Mylène Mackay) et ses troupes tentent de les en empêcher, dans la huitième dimension, alors que dans le monde «réel», une escouade secrète vieille de 400 ans (les «Guerriers de l’ombre»), veut protéger la Terre du pouvoir du trésor et, par le fait même, bloquer tous les accès à cette dimension.

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La reine Holka, entourée de ses sbires

Et pendant ce temps, les parents des jeunes sont désespérément à leur recherche, dans une banlieue fictive qui pourrait se situer quelque part «entre Sorel et Boucherville», précise à la blague Benoît Lach.

Une série familiale (dans tous les sens du terme)

La série de 13 épisodes se veut un rendez-vous familial... et la famille se trouve aussi au coeur des intrigues, particulièrement la relation avec le père. Dès le premier épisode, on apprend que le père de Lou est mort, alors que Sacha semble avoir des problèmes de communication avec le sien. Au fil des épisodes, on en apprendra plus sur le père absent de Sophie et de Lucie. Ils devront tous affronter leurs problèmes au cours des épreuves. Les «Guerriers de l’ombre», quant à eux, sont une tribu familiale, et disons que l’harmonie ne règne pas tout à fait au sein du clan, composé du patriarche (Normand D’Amour) et de ses fils (Marc Beaupré, Mathieu Baron et Noah Parker). On apprendra au fil des épisodes ce qui motive cette organisation secrète...

La série alterne entre des scènes dans la huitième dimension et le «monde réel», où on suit principalement les «Guerriers de l’ombre» ou les parents des jeunes disparus. 

«Les scènes dans la “réalité” viennent toujours nourrir ce qu’on voit dans la huitième dimension», précise Vincent Lafortune. 

Un Stranger Things québécois?

Certains seront tentés d’y voir un Stranger Things québécois. Il est vrai que plusieurs éléments (dont les enfants disparus, l’autre dimension et la porte pour y accéder, notamment!) nous font penser à cette série de Netflix devenue culte. Mais les auteurs, qui travaillent sur ce projet depuis 2015 (soit un an avant la sortie de Stranger Things) tiennent à s’en distancer un peu.

«C’est sûr qu’il y a certains codes classiques du genre, affirme Vincent Lafortune. Mais ce ne sont pas les mêmes leviers narratifs.»

Selon lui, Le 422 se démarque par sa profondeur psychologique. Par exemple, les huit épreuves que devront réussir les jeunes sont toutes personnalisées selon ce qu’ils ont vécu dans le passé et les conflits qu’ils ont à régler. En ce sens, les auteurs se croient plus près d’Harry Potter (avec des moyens plus modestes, bien sûr!).

Une série de genre québécoise

Le thriller fantastique, ou le genre d’aventure, ce n’est pas très répandu dans l’univers télévisuel québécois. Vincent Lafortune et Benoît Lach (qui ont déjà produit plusieurs webséries, avec leur boîte Blachfilms) avaient envie de s’immiscer dans ce contexte où la compétition internationale est féroce, de jouer avec les genres et d’offrir un produit culturel québécois de qualité aux jeunes (et à leurs parents!).

Et le pari semble réussi. Nous devons avouer que malgré le fait que nous ayons depuis longtemps quitté l’adolescence, nous avons bien hâte de voir la suite (et le dénouement) de cette histoire captivante. 

Télé-Québec espère créer un «classique de demain» avec cette production, qui sera rediffusée dès janvier de manière hebdomadaire. Rien n’est encore confirmé à l’heure actuelle, mais l’équipe travaille déjà sur une deuxième saison.

Le 422 sera présentée dans le temps des Fêtes, sur les ondes de Télé-Québec: tous les soirs, dès le 23 décembre, à 18h. Les épisodes seront aussi disponibles en rafale sur telequebec.tv dès le 23 décembre.

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